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2014-2015




Le 21e Congrès de l'IAHR à Erfurt avec une participation orthodoxe (23-29 août 2015)



Erfurt, Allemagne. Dans le cadre de l’IAHR (International Association for the History of Religions) 2015, l’une des plus importantes rencontres du pays dans le domaine des sciences religieuses (plus de 1400 participants venus du monde entier), s’est tenu un panel intitulé « Current Dynamics within Orthodox Christianity – between Tradition, Innovation and Realpolitik », vendredi 28 août 2015. Les deux sessions du panel ont été présidées par Prof. Vasilios N. Makrides qui dirige la chaire d’Orthodoxie au département des sciences religieuses de l’université d’Erfurt et par le Dr. Sebastian Rimestad issu du même département. Les huit communications, réparties sur la journée, ont abordé des sujets différents, bien que complémentaires, relevant des dynamiques orthodoxes contemporaines, portant à la fois sur les questions des médias (Daniel Jianu & Dr. Łukasz Fajfer de l’Université d’Erfurt) que sur le rapport de l’orthodoxie grecque à l’Europe (Georgios Trantas, Université of Erfurt), aux affiliations politiques dans le contexte de la Lettonie post-communiste (Valdis Tēraudkalns, Université de Lettonie, Riga). Ces axes de recherche ont été complétés par des présentations sur la construction de figures de l’ennemie dans l’Église orthodoxe serbe (Dragan Šljivić, Université d’Erfurt), la notion de « traditionalisme » selon René Guénon et le Mont Athos (Dr. Ionuţ Daniel Băncilă, Humboldt University, Berlin). Le Père Nicolas Kazarian a, quant à lui, présenté une communication intitulée : « The Ecumenical Patriarchate of Constantinople, Jurisdiction and Power: The Stakes of a Pan-Orthodox Council ».






Dix-septième conférence d'études patristiques à Oxford (10-14 août 2015)



oxfordDu 10 au 14 août 2015 s’est tenu la Seventeenth International Conference on Patristic Studies à Oxford. Cet événement a lieu tous les quatre ans, et remonte au début des années cinquante, une époque quand la théologie chrétienne - non seulement dans le milieu « occidental » (en particulier le courant connu sous le nom de « théologie nouvelle »), mais aussi dans le milieu orthodoxe (il faut mentionner avant tout les noms du père Georges Florovsky, du père, plus tard archevêque, Basile Krivochéine et de Vladimir Lossky) - a vu la nécessité de retourner « aux Sources », cela veut dire aux Pères de l’Église. Il n’est pas un hasard que le début des Congrès liturgiques, qui ont lieu chaque année à l’Institut Saint-Serge, date de la même époque.

Au cours des années le Congrès patristique, organisé par l’Université d’Oxford, est devenu un événement majeur dans le monde scientifique, rassemblant quelques centaines de spécialistes et de théologiens venant du monde entier. Comme la dernière fois (voir le rapport de la Conférence 2011) j’étais frappé par la place que saint Maxime le Confesseur (7e s.) occupe dans les études patristiques : trois workshops (ateliers) étaient consacrés à ce  « père de la théologie byzantine », sans parler des exposés et communications portant sur tel ou tel aspect de sa théologie. Une soirée était consacrée à la présentation de l’Oxford Handbook of Maximus the Confessor, qui vient de paraître.


Il était encourageant de voir de nombreux jeunes savants orthodoxes, parmi eux un ancien étudiant et une doctorante de Saint-Serge. Mais il est aussi un peu triste (mais inévitable) de signaler l’absence d’anciens fidèles participants, comme Mgr Kallistos (Ware) qui ne manquait jamais aux congrès précédents. Il a été devenu une figure familière dans la foule qui se dépêche dans les couloirs d’une salle à l’autre (plusieurs ateliers et exposés sont offerts en même temps ; donc chacun doit se préparer chaque jour bien en avant pour décider quels exposés sont les plus profitables pour lui !).  


Récemment une discussion a commencé sur la place des Pères de l’Église dans la théologie orthodoxe, et on cherche d’autres termes pour remplacer la fameuse notion de « synthèse néo-patristique », lancée par le père Georges Florovsky, comme par exemple, « théologie postpatristque » ou « théologie contextuelle ». Mais il est sans doute que l’étude des Pères de l’Église va rester toujours indispensable pour la théologie orthodoxe d’aujourd’hui. Il est vrai qu’une référence aux Pères en général (« les Pères disent… ») ne suffit pas pour donner une réponse aux défis et problèmes qui sont posés à l’Église dans notre époque. C’est pourquoi l’étude scientifique des Pères - l’analyse de leurs écrits et l’étude du contexte historique et culturel qui a marqué la théologie de chacun des Pères – est nécessaire pour mieux comprendre ce que le père Florovsky a voulu dire par l’expression « l’esprit des Pères ». 

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                      Joost van Rossum



Compte rendu de la 62e Semaine d'études liturgiques (22-25 juin 2015)

 

Semaine liturgique 2015

Depuis 1953, les Semaines liturgiques de Saint Serge réunissent autour d’un thème des chercheurs proposant une approche scientifique des textes et de leur histoire, garantie pour un dialogue interconfessionnel fructueux. Cette découverte des diverses traditions liturgiques locales et de leur enjeu doctrinal se déroule, en vue d'un enrichissement mutuel, dans le plus grand respect des points de vue exposés.

« Nos pratiques homilétiques : enjeux liturgiques et théologiques », tel a été l’intitulé de la 62e Semaine d’Études liturgiques organisée, comme chaque année à pareille époque, dans les locaux de l’Institut de Théologie orthodoxe Saint-Serge de Paris, du 22 au 25 juin 2015 (voir l'album photos). Par le choix d’un tel thème, les organisateurs ont voulu intéresser un éventail élargi de familles liturgiques, toutes concernées par la question de l’homélie.

Réunissant environ 35 participants, la plupart assez assidus, le colloque a compté 16 exposés, dont un lu en l’absence de son auteur, retenu par ses engagements universitaires. Les intervenants sont venus en majorité de France, mais aussi de Belgique, Italie, Roumanie et Ukraine.

Pour lire l'intégralité du compte rendu de la Semaine liturgique 2015 cliquez sur ce lien.





Jean-François Colosimo, président du Conseil d’administration de l’ITO Saint-Serge



Jean Francois ColosimoCe vendredi 19 juin, l’Assemblée générale de l’association régissant l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge a approuvé les diverses résolutions présentées, donné son quitus comptable pour l’exercice écoulé 2014-2015 et procédé par vote à pourvoir les sièges des administrateurs sortants.    


Dans la suite de l’Assemblée, le Conseil administration réuni en séance plénière a élu, à l’unanimité, au poste de président Jean-François Colosimo qui succède ainsi à Jérémie Ceausescu, lequel n’était pas candidat à un nouveau mandat pour des raisons de convenance personnelle.


Le nouveau président élu a remercié les membres du Conseil pour leur confiance et le président sortant pour son action au service de Saint-Serge. Il a rappelé que l’Institut fait face à un grave horizon de difficultés. Il a placé son mandat sous le signe de la continuité, particulièrement pour ce qui est de l’entreprise de réforme voulue et actée par le Conseil des enseignants ainsi que par le Conseil d’administration et à l’édification de laquelle sera consacré, au bénéfice de la suspension momentanée de l’enseignement régulier sur place, l’exercice 2015-2016. Il a souligné que, plus que jamais, l’esprit de communion porté et incarné par le Doyen, le père Nicolas Cernokrak, est le fondement de la vie de l’Institut, la marque de son authenticité et la garantie de son avenir. Il a conclu que, au cœur de cette vie, il y a les étudiants, objets d’un même souci de la part des enseignants et des administrateurs.   


Interrogé par Orthodoxie.com, Jean-François Colosimo a déclaré : « Il faut se féliciter à la fois de l’unité et de la diversité des organes qui font la vie de Saint-Serge. Et, en chacun d’eux, d’une pluralité toujours plus enrichissante. Ainsi, Vladimir Gantchenko, François Gués, Daniel Struve, nouvellement élus, viennent renforcer la représentation de la société civile au sein du Conseil. Car ce dont nous avons besoin, et qui sera le programme des mois à venir, est de consultations et de concertations les plus larges possibles afin de penser notre "refondation". Notre désir, profond et réaffirmé, de dialogue s’adresse évidemment, en premier lieu, comme le stipule la "Déclaration" de l’Institut, au Trône œcuménique et l’Assemblée des évêques orthodoxes de France, à Sa Toute-Sainteté le patriarche Bartholomée et à Son Éminence le métropolite Emmanuel. Nous nous confions à la prière de nos sœurs et frères orthodoxes, en demandant singulièrement celle des monastères où nous comptons tant d’amitiés. Pour le reste, les premières mesures administratives qui ont été entérinées seront, bien sûr, mises en effet sans délai. D’autres suivront. Il s’agit maintenant d’avancer. » 


Enseignant, éditeur, essayiste, Jean-François Colosimo, diplômé entre autres de Saint Vladimir’s Seminary (New York), est maître de conférences à l’Institut Saint-Serge depuis 1991. Après avoir dirigé diverses maisons et présidé le Centre national du Livre, établissement du ministère de la Culture, il est aujourd’hui le Directeur général des Éditions du Cerf. Ayant participé à diverses missions d’État, dont la Commission Machelon sur la laïcité, ainsi qu’à divers organismes publics ou privés, il est présentement membre des comités scientifiques de l’ l’Institut européen en sciences des religions et de l’université Paris-IV Sorbonne, membre des conseils d’administration de l'Observatoire Pharos du pluralisme des cultures, de la librairie La Procure au sein du Groupe Médias, du magazine Télérama  au sein du Groupe Le Monde, et membre du Club diplomatique des 20. Jean- François Colosimo est l’auteur de plusieurs films et livres, dont le dernier en date, « Les Hommes en trop–la malédiction des chrétiens d’Orient », paru chez Fayard  à l’automne 2014 vient d’être couronné du « Prix des Nouveaux Droits de l’Homme ».        






Clôture de l'année académique 2014-2015 (18 juin 2015)



visite sibiuLe 18 juin 2015 a eu lieu la Clôture de l’année académique 2014-2015 (voir l'album photos). La Divine Liturgie, présidée par le Doyen, l’archiprêtre Nicolas Cernokak, entouré des prêtres, des enseignants et des étudiants des trois cycles d’études, était suivie par la séance académique, où les étudiants suivants ont reçu leurs diplômes :


Niveau Licence 

Oleg KOBTZEFF, et les étudiants en ETD (« Enseignement Théologique à Distance ») : Remi DELAUNE (RP Elie), Nathalie DUPOUEY, Laura POPITEAN.

 

Certificat de la FTC (« Formation Théologique par Correspondance ») : Andrea Cantinotti.

Certificat de la FTCR (« Formation Théologique par Correspondance en Russe ») : RP Maxime SADOVOY, Serguey SOKOLOVSKY.  

Niveau Master

Dominique de GRAMONT, Mémoire sur « La toute impuissance de Dieu et la toute puissance de l’homme objet », Jessy FRANÇOIS,  Mémoire sur « La problématique du Mal dans la tradition patristique et ascétique orthodoxe, et son actualité ».

 

Niveau Doctorat (conjoint avec l’Institut Catholique de Paris)

Julia VIDOVIC, Thèse sur « La synergie entre la grâce divine et la volonté de l’homme selon saint Maxime le Confesseur ».

 

La solennité était conclue par un repas festif dans une atmosphère joyeuse et amicale, avec un regard positif sur l’avenir de notre respectable Institut.







Visite du doyen de la Faculté de théologie orthodoxe de Sibiu (Roumanie)


visite sibiuLe 18 Juin 2015, lors des festivités de clôture de l’année académique 2014-2015, nous avons eu l’honneur et la joie d’accueillir dans notre Institut le père Aurel Pavel, doyen de la Faculté de Théologie Orthodoxe « Andrei Saguna » de Sibiu (Roumanie). De passage à Paris pour participer à l’Assemblée générale de l’Association francophone œcuménique de missiologie (AFOM), où est également intervenu M. Goran Sekulovski abordant les perspectives missiologiques selon l’orthodoxie, le Père Pavel s’est rendu à notre Institut où il a rencontré notre doyen, Père Nicolas Cernokrak, ainsi que les professeurs responsables des cycles de Licence, Master et Doctorat. Le doyen de la Faculté de Théologie de Sibiu a exprimé son intérêt pour la signature prochaine d’un accord de coopération incluant notamment l’organisation d’échange d’enseignants et d’étudiants, la participation aux colloques scientifiques ainsi que l’échange d’informations scientifiques.





DECLARATION DE L'INSTITUT SAINT-SERGE (16 juin 2015)

1.  Alors que l’Institut commémore ses quatre-vingt-dix ans d’existence, vient le temps où, plus que jamais, il s’agit de « rendre compte de l’espérance qui est en nous » (1 P 3, 15). Chassés par le totalitarisme, nos Pères fondateurs ont fait de leur exil une providence. Ils ont accepté de vivre pleinement l’Occident, l’Europe, la France, de se porter volontairement à la rencontre des autres confessions chrétiennes, des autres religions, des mouvements philosophiques, d’assumer consciemment la discipline universitaire de l’enseignement et de la recherche, du dialogue et du débat. Ils ont courageusement dépassé les clivages du monde orthodoxe pour accueillir l’ensemble des Églises orthodoxes et témoigner de l’universalité de l’Église orthodoxe. Ils ont patiemment bâti la seule école de théologie orthodoxe qui, sur le Vieux-Continent, peut se prévaloir d’avoir traversé le sombre XXe siècle dans une constante liberté. Comme l’écrivait Olivier Clément il y déjà de cela vingt ans, à l’occasion du 70e anniversaire de l’Institut : « C’est bien ici que l’Orthodoxie peut, aujourd’hui, tenter de connaître la modernité sans la maudire, sans s’y dissoudre non plus, mais pour la dépasser de l’intérieur, dans la fidélité à la véritable Tradition qui est, dans le Corps du Christ, la nouveauté toujours renouvelée de l’Esprit ».


2. C’est cet héritage que nous avons à porter, dont la hauteur même nous invite à nous savoir modestes et à nous montrer résolus. C’est cet héritage qui subit aujourd’hui une entreprise de démolition qui conduit à sa destruction. Depuis son élection controversée en novembre 2013 à la tête de l’Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale, Mgr Job de Telmessos n’a eu de cesse de dénigrer, de déstabiliser et d’entraver l’activité de l’Institut, lui déniant l’autonomie que lui garantissent le droit français et le droit européen. Son but constant a été de transformer la charge honorifique de Recteur de l’Institut qui lui revient par l’usage et le règlement en une mainmise totale sur la vie de l’Institut. Ainsi, et pour exemples :

 

- De la fin de l’année 2013 à la fin du premier semestre 2014, Mgr Job de Telmessos est intervenu, en vain, auprès des services du ministère de l’Intérieur et du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche pour faire asseoir par les autorités républicaines des droits qui, au regard de la loi et des statuts de l’Institut, comme il lui a été alors rappelé, ne peuvent être les siens, une telle action contrevenant par ailleurs au régime de laïcité.


- Le 19 juin 2014, lors de la séance de clôture, à la fin de la liturgie, Mgr Job de Telmessos a dénoncé, depuis l’ambon, « des dysfonctionnements, des problèmes d’ordre ecclésial, administratif, académique », « une mauvaise gestion, un mauvais niveau », « une incompétence généralisée », « une situation lamentable, grotesque, une honte » dont la cause serait  « l’appropriation » de l’Institut  par une « tendance laïcisante » qui aurait déclenché « un coup d’État, une entrée en guerre » contre sa personne alors que l’Institut devrait avoir à son égard « le rapport d’un enfant à sa Mère », c’est-à-dire lui reconnaître tous pouvoirs.


- Le lundi 29 septembre 2014, Mgr Job de Telmessos a pu réitérer ses attaques lors de la première réunion d’un « Comité indépendant ad hoc », en fait autosaisi, afin  d’ « auditer » l’Institut après que Mgr Job en eut fait légitimer le principe et l’existence par le Saint-Synode de Constantinople sur la base d’un rapport unilatéral de son fait, resté depuis confidentiel et plus que probablement biaisé au vu du résultat obtenu. Nous ne pouvons que regretter que les personnalités honorables requises pour siéger dans ce comité aient cru participer à une instance objective qui était en réalité formée, captée et instrumentalisée par une ambition des plus subjectives.      


- Le 25 décembre 2014, Mgr Job de Telmessos a lancé la traditionnelle quête de Noël, qui est menée chaque année au sein des paroisses de son diocèse et au profit de l’Institut, en demandant à ce que les dons soient désormais adressés à « Colline Saint-Serge », une association parallèle, fondée par ses soins et à l’intitulé équivoque permettant une habile confusion.  


- Le 8 février 2015, lors de la séance solennelle de l’Institut, Mgr Job de Telmessos a fait lire une déclaration en réponse au fait que l’Institut avait jugé de son devoir de signifier, par lettre d’un expert juridique qualifié en date du 2 février 2015, au « Comité ad hoc » que ce dernier se plaçait objectivement en situation d’abus de droit. L’intention de l’Institut était clairement de protéger les autorités et les personnalités concernées, à commencer par le Saint-Synode, de l’action illégitime à laquelle Mgr Job les exposait en poursuivant ses propres buts déguisés. Dans sa déclaration, Mgr Job a néanmoins incriminé « les membres du Conseil d’administration de l’Institut », les accusant de  « se placer en dehors de l’Église », tout en tenant, au nom d’une contre-vérité, à « rappeler que les canons interdisent de porter les affaires ecclésiastiques devant les autorités civiles », c’est-à-dire en menaçant implicitement les clercs œuvrant à l’Institut et relevant de sa juridiction d’être traînés devant le tribunal ecclésiastique.


- Le 18 mai 2015, lors de la séance du tribunal opposant l’AMEITO et le Fonds de dotation Institut de la culture et de la pensée orthodoxe Saint-Serge, deux associations qui soutiennent financièrement l'Institut, en tant que parties civiles à M. Patrick Brispot, ancien trésorier de l’Ameito jugé pour en avoir détourné les fonds, Mgr Job de Telmessos est intervenu, sans avoir consulté ou prévenu les associations concernées, pour que l’Archevêché se porte parallèlement et étrangement partie civile, non sans faire déclarer par son avocat que, en raison de ses négligences supposées, l’Institut serait en partie moralement responsable du grave dommage dont il est en fait indirectement la victime. Ce qui revenait à affaiblir la position et la capacité de l’Institut à recouvrer ses fonds.


- Le 26 mai 2015, à la délégation de l’Institut qui lui avait demandé audience afin de rechercher les termes d’une collaboration renouvelée, Mgr Job de Telmessos a déclaré qu’il exigeait :  a) que l’Institut présente ses excuses aux membres du « Comité ad hoc »,  remette à ce dernier les documents demandés  dont les bilans des exercices financiers et les curriculums universitaires des enseignants ; b) que l’Institut lui octroie l’ensemble des pouvoirs suivants, concentrés ex officio dans sa personne : présidence du Conseil d’administration de l’Institut ; présidence de l’Ameito ; droit de veto sur la personne du Doyen élu par le Conseil ; droit d’invalidation sur une base périodique des enseignants. En conclusion, il a réitéré son refus de contresigner l’imprimé traditionnel des diplômes lors de la clôture 2015 comme cela avait été le cas en 2014, au prétexte d’une question d’intitulé résolue entretemps et en continuant de la sorte à garder les étudiants dans une situation qui s’assimile à celle d’otages.


- Le 29 mai 2015, Mgr Job de Telmessos a reçu des étudiants de l’Institut pour leur expliquer qu’il déclinait toute responsabilité dans la présente situation d’impasse qui était du fait de l’Institut, qu’il disposait d’un projet personnel, de nouveaux enseignants et des fonds nécessaires pour mener une refonte radicale de l’Institut, qu’il se faisait fort de contresigner alors leurs diplômes et qu’il leur conseillait pour l’année 2015-2016, par « prudence », de contracter une double inscription ou de s’inscrire ailleurs qu’à l’Institut.


- Le 15 juin 2015, lors de son verdict rendu dans l’affaire Brispot, la Cour, qui a jugé notablement en faveur de l'IAMEITO et le Fonds de dotation Institut de la culture et de la pensée orthodoxe Saint-Serge, et leur a reconnu pleinement bon droit à recouvrer leurs fonds détournés, a également débouté Mgr Job de sa demande de constitution en partie civile qui a été jugée irrecevable, le tribunal confirmant ainsi incidemment l’indépendance de ces associations, et partant de l'Institut, en tant que sujets juridiques.


3. Avant toute autre considération, il nous faut malheureusement admettre que nous n’avons rien appris de neuf sur les dispositions d’esprit de notre ancien étudiant puis enseignant Job Getcha, depuis son entrée à l’Institut en 1996 jusqu’à notre refus collectif de renouveler son mandat de Doyen en 2007, événement que nous considérons être la source de ses présentes manœuvres afin de récupérer un pouvoir absolu qu’il croit détenir de Dieu au prétexte d’une conception faussée de l’épiscopat dont nous reconnaissons qu’elle accable indirectement nos talents de pédagogues à son endroit.   


4. Pour autant, durant toute cette année d’hostilités ouvertes et souterraines agitées par celui qui était devenu entretemps l’Archevêque Job, nous avons préféré nous taire dans l’espérance que le scandale cesse, qu’il ne déborde pas l’intérieur de l’Église, que s’imposent la raison et la communion. Nous demandons pardon à quiconque qui, n’ayant pas compris les motifs de cette attente, en a retiré l’idée amère que l’Institut renonçait à sa vocation et à sa mission.


5. En effet, nous ne sommes pas les seuls à subir  les assauts de Mgr Job de Telmessos dans sa quête éperdue de puissance et de reconnaissance. C’est avec un cœur attristé que nous tournons notre pensée fraternelle vers le Conseil diocésain, les paroisses, les prêtres et les fidèles de l’Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale qui ont également à subir son arbitraire vindicatif et vexatoire, comme en témoignent les nombreuses relations et plaintes officielles et officieuses, émises par courriers ou relayées sur Internet. Aussi, à toutes celles et ceux qui se trouvent agressés, blessés ou choqués par les actes de Mgr Job de Telmessos, affirmons-nous, avec humilité mais certitude, à la suite des Pères et des Docteurs : « Telle n’est pas l’Église du Christ. Telle n’est pas l’Orthodoxie ».             


6. Avec l’Apôtre, nous avons ainsi « revêtu notre cœur de patience » (1 Col 3, 12) jusqu’à ce point extrême où il faut que « notre oui soit oui, et que notre non soit non » (Mt 5, 37 ; Jc 5,12). Car comme le commande Saint Maxime le Confesseur, qui se trouva seul à porter l’orthodoxie contre son temps : « Avant tout et pour tout, soyons sobres et vigilants […] ;  gardons surtout le grand et le premier remède de notre salut, je veux dire l'excellent héritage de la foi, la confessant ouvertement dans le corps et dans l'âme, comme les Pères nous ont instruits » (Lettre 12). 


7. C’est pourquoi, prenant en compte la difficulté croissante de nos circonstances, mais avant tout en signe de résistance à la volonté liberticide de Mgr Job Getcha, à sa conception de l’épiscopat comme autocratie, à son dédain des lois de la République française et de l’Union européenne, nous, membres du Conseil des enseignants après avoir prié, échangé et concordé dans la même inspiration, avons décidé, à une écrasante majorité, avec l’approbation unanime du Conseil d’administration, de suspendre l’enseignement régulier sur place de l’Institut, tout au long de l’année académique 2015-2016.


8. C’est là le droit intangible de l’Institut Saint-Serge, établissement supérieur d’enseignement privé reconnu par l’État et régi par une association libre de la loi 1901 qui, de facto, ne peut relever juridiquement de l’Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale, lequel est une union diocésaine d’associations cultuelles de la loi 1905. C’est là aussi le devoir impératif de l’Institut Saint-Serge, eu égard à la mission panorthodoxe qu’il a accomplie durant quatre-vingt-dix ans au service de tous, du Comité puis de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France, de l’ensemble des Églises orthodoxes de par le monde et en premier lieu du Trône œcuménique qui a toujours garanti, jusqu’à aujourd’hui, la liberté de l’Institut comme une expression de son propre rayonnement.


9. Cette période de suspension de l’enseignement régulier, sur place, sera aménagée dans le respect des étudiants concernés et de la bonne poursuite de leur cursus que rendront possibles nos divers accords de coopération avec des institutions-sœurs ainsi que le maintien de la Formation théologique par correspondance. Mais cette période doit surtout servir, quatre-vingt-dix ans après notre fondation, à penser notre refondation pour les quatre-vingt-dix prochaines années en adaptant l’esprit de nos origines aux défis actuels. Tout au long de l’exercice 2015-2016, l’Institut, échappant ainsi à la paralysie délétère dans laquelle Mgr Job de Telmessos s’emploie à le plonger,  n’en demeurera pas moins un lieu vivant, ouvert à tous et préparant son avenir. Que toutes celles et ceux qui n’ont cessé de l’accompagner et de l’aider soient pleinement rassurés de notre engagement sans retour à perpétuer notre vocation. Nous les invitons d’ailleurs  à participer à notre réflexion sur le futur de l’Institut.       


10. Cette décision équivaut donc non pas à un retrait de l’Église, mais à une défense de l’Église. Elle comporte certes un risque de marginalisation, voire de disparition, qui nous a cependant semblé un moindre mal au regard de l’entreprise d’asphyxie canonique et de détournement idéologique conduite par Mgr Job Getcha. Car nous ne luttons pas pour nous-mêmes mais pour le témoignage de la foi. Ainsi, mieux vaudrait pour l’Institut de ne plus exister plutôt que de s’abandonner à une mort spirituelle qui se traduirait par la continuation de son nom alors qu’il aurait perdu son identité.


11. Parce que nous voulons que Saint-Serge vive, nous osons solliciter, avec déférence mais confiance, Sa Toute-Sainteté le patriarche Bartholomée et Son Éminence le Métropolite Emmanuel de France, dont nous savons combien est profond leur attachement à l’Institut, afin qu’ils nous accordent le soutien spirituel et canonique qui nous permettra de poursuivre notre mission dans un authentique climat de communion ecclésiale, de conformité juridique et de dignité humaine. Et afin que, à notre tour et en leur nom, nous puissions communiquer « l’eau vive » de la théologie orthodoxe à toute femme et à tout homme « qui en éprouve la soif » (Ap 22, 17). 


12. Souscrivant à la définition du père Serge Boulgakov qui, au moment même de la création de l’Institut dont il fut le premier Doyen, déclarait que « l’Orthodoxie, pour être elle-même, ne peut être seulement richesse de la foi et vie par la foi, mais doit être aussi prophétie », nous faisons nôtre en conclusion le mot de notre Père parmi les Saints Jean Chrysostome, archevêque de Constantinople, et disons avec lui : « Grâces soient rendues à Dieu pour tout ». 


L’Institut Saint-Serge,

A Paris, le 16 juin 2015.

  




Réunion de la direction avec les étudiants (5 juin 2015)


rencontre avec les etudiantsLe 5 juin 2015, s’est tenue, à l’Institut, une réunion entre la direction des études et le corps étudiant. Le Doyen, le Père Nicolas Cernokrak, et les trois responsables des cycles d’enseignement M. Goran Sekulovski, M. Stefan Munteanu et M. Joost van Rossum, ont ainsi pu échanger avec une part significative des étudiants réguliers et répondre à leurs interrogations. Certains d’entre eux, ayant été reçus le 29 mai 2015 pa l’Archevêque Job de Telmessos, au titre de sa fonction de Recteur de l’Institut, étaient en effet particulièrement en attente d’éclaircissements sur le fonctionnement et l’avenir de l’établissement.

Au nom du Conseil des enseignants, ses représentants ont donc répondu aux deux principales questions présentées par les étudiants : d’une part la délivrance des diplômes et, d’autre part, les relations avec le Recteur.

Pour ce qui est du premier point, M. Sekulovski a rendu compte de l’entretien dont le Doyen, le Père Nicolas Cernokrak, et lui-même ont bénéficié, au mois d’avril 2015, avec les autorités administratives compétentes du Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche auquel l’Institut est lié, depuis 2013, par une convention quinquennale. Il en ressort que, étant reconnu statutairement comme un établissement d’enseignement supérieur privé, l’Institut Saint-Serge peut délivrer des diplômes afférents à son activité dès lors que lesdits diplômes sont distincts, en nature et en intitulé, des diplômes d’État que seul peut attribuer, en vertu du régime de laïcité, l’enseignement supérieur public. C’est là d’ailleurs ce que fait l’Institut depuis sa fondation, mais aussi ce que font tous les établissements d’enseignement supérieur privé, quel que soit leur objet. Les intitulés étant sujets à des variations réglementaires, singulièrement au regard de l’intégration européenne, il est donc nécessaire de veiller à leur conformité avec les directives ministérielles. C’est ce à quoi se plie volontiers l’Institut ainsi que le rappelle le communiqué en date du 5 juin 2015. C’est ce qui lui permet, dans le cadre ainsi défini, de délivrer des diplômes de théologie orthodoxe, enseignement dont il est l’unique acteur institutionnel en France.

Pour ce qui est du second point, les représentants du corps enseignant ont, en conséquence, précisé aux étudiants qu’ils regrettent le refus affiché par le Recteur, depuis la clôture de juin 2014, de contresigner l’imprimé traditionnel des diplômes alors que la validité de ces mêmes diplômes dépend de l’attestation de réussite aux cursus concernés qui relève de la compétence du Conseil des enseignants. Tous ont cependant tenu, à commencer par le Doyen, le Père Nicolas Cernokrak, à assurer les étudiants de leur volonté d’un dialogue respectueux des droits et des devoirs de chacun avec le Recteur. Ils ont redit leur attachement à tous les membres de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France et à son Président, le Métropolite Emmanuel, de même qu’à tous les hiérarques de par le monde, dont en premier lieu le patriarche œcuménique Bartholomée. Ils ont réaffirmé leur conviction que la communion en Christ, qui fonde l’existence de l’Église et de l’Institut, doit permettre de dépasser les présentes difficultés, lesquelles ne sauraient être que passagères au regard de l’impératif que représente le témoignage de l’orthodoxie.





Soutenance de thèse sur saint Maxime le Confesseur (29 mai 2015)


soutenance sur saint maxime Le 29 mai 2015 a eu lieu, à l’Institut Catholique de Paris, la soutenance de la thèse de doctorat de notre étudiante Mlle Julija VIDOVIĆ, intitulée La synergie entre la grâce divine et la volonté de l’homme selon saint Maxime le Confesseur, à laquelle l’Institut Saint-Serge a participé (« doctorat conjoint »). Les directeurs de thèse étaient le p. Yves-Marie Blanchard (ICP) et le professeur Joost van Rossum (Saint-Serge). Les autres membres du jury étaient le p. Charbel Maalouf (ICP) et le p. Nicolas Cernokrak (Saint-Serge). Cette thèse portait sur une problématique qui a joué un rôle principal dans la théologie en Occident, à savoir la relation entre la grâce divine et la volonté libre de l’homme. En Orient ce problème théologique a été discuté dans toute sa profondeur par Maxime le Confesseur (VIIe s.). Mlle Vidović a expliqué que ce sujet n’a pas seulement un intérêt scientifique, mais que la théologie de saint Maxime peut aussi contribuer au dialogue œcuménique. Dans son traitement de cet aspect de la théologie de saint Maxime, Mlle Vidović a mis un accent particulier sur la cohérence de l’eschatologie et de la vie ecclésiale dans la pensée théologique de Maxime. La réception de la grâce divine est un mouvement éternel de l’homme vers Dieu, inné dans sa nature, mais obscurci par sa volonté personnelle qui a tendance à pécher. Cet élan naturel de l’homme vers Dieu ou participation à la vie éternelle est restauré par l’œuvre salvatrice du Christ à laquelle on participe dans la vie liturgique de l’Église. La vraie liberté de l’homme n’est pas basée sur son « libre choix », mais elle se trouve dans sa vie en Dieu, qui a son fondement dans la grâce donnée dans la vie liturgique et sacramentelle de l’Église. Mlle Vidović a souligné que saint Maxime se montre tout d’abord un théologien biblique, et non pas philosophique, tout en étant un des théologiens les plus spéculatifs des Pères grecs. L’Institut Catholique de Paris a octroyé à Mlle Vidović la mention Summa cum laude, et l’Institut Saint-Serge lui a conféré la mention « Excellent ».





Compte rendu de la réunion des représentants de l’ITO avec le Recteur (26 mai 2015)


Suite à la décision du Conseil des enseignants réuni en séance extraordinaire le 5 mai 2015, une délégation représentative dudit Conseil, composée du Doyen, le Père Nicolas Cernokrak, ainsi que des responsables de chacun des cycles d’études, M. Joost Van Rossum, M. Stefan Munteanu et M. Goran Sekulovski, s’est rendue le 26 mai 2015 au siège de l’Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale pour rencontrer Mgr Job de Telmessos, en sa qualité de Recteur de l’Institut, lequel était accompagné par Mgr Jean de Charioupolis.
Lors de cette rencontre, la délégation a réitéré le profond souhait de l’Institut de renouer un dialogue constructif avec le Recteur, tout en soulignant la nécessité calendaire que représente la bonne organisation de la prochaine rentrée à l’automne 2015.
Le Recteur, de son côté, est revenu sur les échanges passés de correspondance : d’une part, la lettre, suite à son propre rapport confidentiel au Saint-Synode, qui lui a été adressée en juillet 2014 par Sa Toute-Sainteté le patriarche œcuménique Bartholomée visant la création d’un Comité chargé d’un audit financier et académique de l’Institut ; d’autre part, la lettre de l’avocat missionné par le Conseil d’Administration de l’Institut, en février 2015, répondant à la convocation faite au Doyen de se présenter devant ledit Comité et rappelant le droit français en matière de liberté associative. Suite à la lecture de ces deux lettres, dont le contenu est public, Mgr Job a déclaré qu’il exigeait :
1. en préalable à tout dialogue, que l’Institut présente ses excuses aux membres dudit Comité, que le Doyen sollicite une audience auprès de son Président, Mgr Emmanuel de France, et que, entouré de collaborateurs choisis, il lui remette officiellement les documents d’audit demandés, dont les bilans des exercices financiers et les curriculums universitaires des enseignants ;
2. en condition à toute résolution, que l’Institut lui octroie l’ensemble des pouvoirs suivants, concentrés ex officio dans sa personne : présidence du Conseil d’administration de l’Institut ; présidence de l’AMEITO (l’association de soutien à l’Institut) ; droit de veto sur la personne du Doyen élu par le Conseil ; droit d’invalidation sur une base périodique des enseignants. En conclusion, il a réitéré son refus de contresigner l’imprimé traditionnel des diplômes lors de la clôture 2015 comme cela avait été le cas en 2014.
La délégation a pris note de la position du Recteur et l’a assuré que, dans la suite de cette rencontre, elle en informerait les membres du Conseil des enseignants afin qu’ils puissent en débattre et en statuer.





Visite officielle au Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche (24 avril 2015)



Le 24 avril 2015, le Doyen de l’Institut, archiprêtre Nicolas Cernokrak, étant accompagné de M. Goran Sekulovski, responsable du Cycle de Licence, a effectué une visite officielle au Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche. Cette rencontre avec Madame Catherine Malinie, attachée principale d'administration, Cheffe du Département des écoles supérieures et de l'enseignement supérieur privé (DGESIP A1-5), en présence de son assistante Madame Diane Chesnais, également attachée au DGESIP, s’est passée dans une atmosphère très cordiale et sereine. Ces responsables de haut niveau ont confirmé que, au regard de la législation en vigueur, l’Institut Saint-Serge est légitime à délivrer les trois diplômes suivants, avec pour intitulés :

 

« Diplôme en théologie orthodoxe, niveau licence » 

« Diplôme en théologie orthodoxe, niveau master »

 

« Diplôme en théologie orthodoxe, niveau doctorat »

 

Tout le monde se félicite et remercie le père Doyen d’avoir mené cette concertation à une issue positive, le problème étant maintenant réglé.






Soutenance de Master de Dominique de Gramont (12 mars 2015)

 

mémoire Dominique de Gramont

Le 12 mars 2015, M. Dominique de Gramont a soutenu avec succès son mémoire de Master  intitulé « La toute impuissance de Dieu et la toute puissance de l’homme objet » sous la direction de M. Jean-François Colosimo (directeur de mémoire) et de l’archiprêtre Nicolas Kazarian (lecteur) (voir l'album photos).












Exposition d'icônes et colloque international sur l'image chrétienne (22 février-1er mars 2015)


image chretienne

L'Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge a organisé une exposition de l’atelier de peinture d’icônes de l’Institut dirigé par Elisabeth Ozoline, du lundi 23 au samedi 28 février 2015. Le vernissage a eu lieu dimanche le 22 février à 15h.


Un colloque international « L’image chrétienne » a eu lieu dimanche le 1er mars 2015 dans les locaux de l’Institut Saint-Serge.

















COMMUNIQUE


Chers amis, 
            Pour votre exacte et pleine information, nous vous prions de bien vouloir trouver ci-joint copie de la lettre adressée, à la demande du Conseil d’administration de l’Institut Saint-Serge, à Son Éminence le Métropolite Emmanuel. Il en résulte que la convocation adressée à l’Institut Saint-Serge de se présenter devant un « Comité ad hoc » pour une « évaluation  académique et administrative » qu’il n’avait pas sollicitée était sans fondement juridique, ce qui justifie le refus du Conseil d’administration de se plier à des instructions qu’il n’a pas à recevoir.
            En outre, et contrairement à ce qu’a cru pouvoir déclarer Monseigneur Job dans son message lu lors de la séance solennelle du 8 février 2015, le refus opposé par l’Institut Saint-Serge de se soumettre à une  opération d’audit d’un cabinet privé et dépourvue de tout fondement juridique ne peut en aucune façon s’analyser comme une quelconque « décision de rompre ses liens avec l’Église».
            L’Institut Saint-Serge entend en effet exercer son activité, comme il l’a toujours fait, dans le strict respect des lois de la République française. Son attachement fondamental aux règles de droit ni ne se distingue, ni ne s’oppose à son attachement pareillement indéfectible à la communion ecclésiale. C’est ainsi qu’il participe, à son titre de centre d’enseignement théologique, à l’édification, à l’intégration et au rayonnement de l’Orthodoxie en France et en Europe.  
            Paris, le 14 février 2015. 
            Le service de communication 
 
 TEXTE DE LA LETTRE 







Monseigneur le Métropolite Emmanuel
Métropole Grec-Orthodoxe de France
Exarchat du Patriarchat œcuménique
7, rue Georges Bizet – 75116 Paris
 
Par porteur et par courier recommandé
 
Paris, le 2 février 2015



Monseigneur,
 

1.    L’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge (ci-après « l’Institut ») a sollicité, par décision de son conseil d’administration, notre conseil dans le cadre d’une mission d’audit diligentée à l’initiative d’un comité d’évaluation créé par le Saint-Synode.

 
Par un courrier du 12 novembre 2014, il a été en effet indiqué à l’Institut que, dans la perspective de l’élaboration « d’une nouvelle stratégie académique et administrative », l’Institut serait invitée à se soumettre à deux audits : d’une part un « audit de gestion et de gouvernance » et, d’autre part, un « audit académique ».
 
Par courriel du 22 janvier 2015, le cabinet Deloitte & Associés, chargé par le Saint-Synode de conduire ces deux audits, a directement pris l’attache de l’Institut afin d’obtenir de sa part la communication d’un certain nombre de documents. Par un courrier daté du même jour, vous avez invité l’Institut à se rendre à une réunion qui doit se tenir le 3 février 2015, à 14h30, dans les locaux de la Métropole Grecque Orthodoxe de France.
 

2.    Rappelons que l’Institut est une personne morale de droit privé, constituée sous la forme d’une association relevant de la loi française du 1er juillet 1901, comme le stipule l’article 1 de ses Statuts du 31 mai 1932, confirmés et amendés le 7 juin 1947. L’Institut dispose ainsi du statut d’établissement d'enseignement supérieur privé et, à ce titre, est régi par les articles L.731-1 et suivants du Code français de l’éducation. L’Institut est donc une entité entièrement indépendante au plan administratif et juridique, qui poursuit son objet dans le respect des lois et règlements nationaux auxquels il est soumis.

 
Les comptes de l’Institut sont par ailleurs examinés et certifiés annuellement par un commissaire aux comptes. Ils sont en outre publiés au Journal Officiel.
 

3.    Il résulte des observations qui précèdent que, quelle que puisse être l’autorité spirituelle du Saint-Synode – question qui échappe à notre compétence – celle-ci ne lui confère juridiquement aucun pouvoir de tutelle et de contrôle à l’égard de l’Institut. Le Saint-Synode n’est donc aucunement fondé, en droit, à imposer de quelconques audits à l’Institut.

 
Par conséquent, l’Institut n’entend pas donner suite à ces demandes de convocation et de communication de pièces, ni partant à celles du cabinet Deloitte & Associés.
 

4.    Soulignons aussi que l’Institut s’est toujours montré ouvert au dialogue et soucieux d’améliorer sa gestion. Il regrette ainsi vivement que le Saint-Synode ait décidé, unilatéralement et sans aucune concertation préalable, de le soumettre de façon autoritaire et sans aucune base juridique à une opération d’audit, laquelle constitue une immixtion injustifiée dans sa vie associative et académique.

 

5.    Conformément à nos obligations déontologiques, nous vous invitons donc à communiquer la présente à votre avocat habituel, à la disposition duquel nous nous tenons désormais pour tout échange dans cette affaire.

 
Je vous prie d’agréer, Monseigneur, l’expression de notre considération distinguée.
 

Michel de Guillenchmidt

Avocat associé

Conseiller d’État (H.)

Professeur émérite et Doyen honoraire de l'Université Paris – Descartes


 

Copies :

·  Monseigneur JOB de Telmessos, Archevêque des paroisses de tradition  russe en Europe occidentale

·  Monseigneur Philippe BORDEYNE, Recteur de l’Institut catholique de Paris

·  Professeur Jacques-Noël PERES

·  Professeur Nicolas GRIMAL

 

DGA, DE GUILLENCHMIDT ET ASSOCIES, 25 Bd Malesherbes 75008 PARIS






Message du Recteur de l'Institut Saint-Serge à la Séance solennelle du 8 février 2015



Révérend Père Nicolas Cernokrak, Doyen de l’Institut,


Révérends Pères,


Chers membres du corps enseignant et administratif,


Chers étudiants,


Mesdames et Messieurs,


Comme il est de coutume, l’archevêque, qui est aussi le recteur de l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge, est toujours présent à toutes les cérémonies officielles de notre Institut. Malheureusement, aujourd’hui, il ne m’est pas possible d’être présent à la séance solennelle étant chargé par l’Église Mère de participer à l’ordination de l’évêque auxiliaire de la métropole grec-orthodoxe de France, Mgr Irénée de Réghion. Pour cette raison, j’ai confié la tâche de me représenter parmi vous et de vous saluer de ma part au Révérend Père Nicolas Ozoline, professeur de l’Institut.


La séance solennelle prévoit de présenter la vie de l’Institut, ses réussites dans les domaines académiques et ecclésiastiques. Tout cela, j’espère, sera présenter par le Révérend Père Nicolas Cernokrak, doyen de l’Institut.


De ma part, je souhaite vous informer que la semaine dernière, je fus attristé par la décision du Conseil d’administration de l’Institut. Comme vous le savez, afin d’améliorer la vie académique et la situation financière de notre Institut, le Saint Synode du Patriarcat Œcuménique, dans la juridiction duquel nous sommes placés, a créé un comité ad hoc d’évaluation de l’Institut concernant les domaines académique et administratif.


Ce comité, qui s’est réuni pour la quatrième fois le 3 février 2015, devait recevoir le Père Nicolas Cernokrak, doyen de notre Institut, pour présenter son rapport. Alors que les membres du comité étaient rassemblés pour le recevoir, le père doyen ne s’est pas présenté. Toutefois une lettre signée par un avocat civil fut remise à Son Eminence le Métropolite Emmanuel de France, président du dit comité par le cabinet d’avocat. Cette lettre stipule que les membres du conseil d’administration de l’Institut refusent de se soumettre aux exigences du comité nommé par le Saint Synode de l’Église Mère. L’avocat chargé par l’Institut de la mission de formuler ce refus affirme que l’Institut est une entité entièrement indépendante sur le plan juridique et administratif et que le Saint Synode n’a aucun droit d’exiger quelque contrôle que ce soit sur l’Institut.


Ces propos sont bien évidemment infondés sur le plan juridique ainsi que sur le plan canonique. Toutefois, ce dernier échappe bien évidemment de la compétence de l’avocat civil, mais doit être bien connu par les membres du conseil d’administration de l’Institut de théologique orthodoxe, dont certains détiennent une formation théologique. Du point de vue juridique, l’Institut fut fondé par notre Église et en constitue une partie intégrante, d’autant plus que les locaux qui hébergent l’Institut sont la propriété de l’archevêché, qui est rattachée canoniquement au Patriarcat Œcuménique. Sur le plan canonique, il convient de se rappeler de quelques règles simples. L’enseignement théologique et chrétien émane du ministère épiscopal et pour cette raison est soumis au contrôle de l’évêque. L’évêque à son tour est soumis au contrôle du Saint Synode et de son Patriarche. La théologie hors l’Eglise n’a pas de sens. D’ailleurs, dans toutes les confessions chrétiennes, il n’existe quasiment pas d’établissements de formation théologique "indépendants", puisque tous sont sous le contrôle et l’autorité de l’Eglise. En outre, il faut se rappeler aussi que dans un diocèse, toutes les institutions ecclésiastiques sont placées sous le contrôle de l’évêque, non seulement sur le plan spirituel, mais aussi sur le plan administratif et économique. Vu l’importance du rôle et de la mission de notre Institut dans le monde orthodoxe, le Patriarche et le Synode ont voulu nous aider à résoudre les nombreux problèmes que nous avons rencontrés jusqu’à maintenant.


En refusant de répondre aux demandes du comité ad hoc nommé par le Saint Synode de l’Église Mère, les membres du Conseil d’administration de l’Institut s’opposent non seulement à mon autorité personnelle en tant que Recteur de l’Institut et archevêque dirigeant, mais aussi au Saint Synode et au Patriarche œcuménique, et de ce fait, se placent en dehors de l’Église. En outre, il faut se rappeler que les canons interdisent de porter les affaires ecclésiastiques devant les autorités civiles. Or, la lettre reçue par le comité a été composée par un avocat civil et ne se réfère aucunement à la tradition canonique de l’Église. Ainsi, le conseil d’administration refuse ouvertement tout dialogue avec le comité ad hoc et a pris la décision de rompre ses liens avec l’Église.


Cette opposition est un événement regrettable pour notre Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge, pour notre Archevêché-Exarchat du Patriarcat Œcuménique et pour l’ensemble de la communauté orthodoxe en France.


En espérant que les personnes responsables se rendront compte que leurs agissements vont à l’encontre des intérêts de l’Institut de théologie orthodoxe, de ses enseignants et de ses étudiants, je vous transmets ma bénédiction.


+ Archevêque Job de Telmessos, Exarque du Patriarche œcuménique




Séance solennelle de l'Institut Saint-Serge du 8 février 2015

 

Séance solennelle Saint-Serge 2015

Le dimanche 8 février 2015, a eu lieu la séance solennelle de l’Institut Saint-Serge (voir l'album photos). Ayant été empêché de présider la séance solennelle pour des obligations pastorales, le Recteur de l'Institut, son Éminence l’Archevêque Job de Telmessos a chargé le Révérend Père Nicolas Ozoline de le représenter et de lire son message dont vous pouvez lire le texte sur le lien suivant. Après la lecture du message, le doyen de l’Institut, le Réverend Archiprêtre Nicolas Cernokrak a pris la parole commençant par saluer la présence de différentes personnes venues honorer cet événement solennel de l'Institut Saint-Serge. Décrivant les différentes activités de l’Institut au cours de l’année académique passée, le Père Nicolas a notamment insisté sur le rayonnement de l’Institut à travers l’activité scientifique de son corps professoral. Des chants liturgiques exécutés par la chorale des étudiants entrecoupaient les différentes parties de la séance solennelle. Finalement, le père Jean Boboc, professeur de Bioéthique, a prononcé le discours académique sur le thème « Discernement et économie au temps de l'imposture ». Vous pouvez lire le texte de sa présentation en cliquant sur ce lien. La rencontre s’est terminée autour d’un convivial verre de l’amitié.




L’œuvre de Charles Péguy et sa réception dans l'orthodoxie (16 décembre 2014)



Le mardi 16 décembre à 19 h a eu lieu à l’Institut Saint-Serge une Soirée-débat consacrée à l’œuvre de Charles Péguy (1873-1914) et sa réception dans l’orthodoxie en réunissant une soixantaine de participants. Le centenaire de la mort de ce grand écrivain français donnait l'occasion de redécouvrir un chrétien engagé dans son siècle. Socialiste, dreyfusard, fondateur des Cahiers de la Quinzaine, prophète de l'espérance, il est l'auteur d'une œuvre suggestive et inclassable, qui témoigne aussi bien de ses engagements que de sa ferveur mystique.

 

La soirée fut introduite et animée par Michel Stavrou, professeur de dogmatique à l’Institut Saint-Serge. Après un rappel sur les grands axes de l’œuvre singulière de Péguy, les intervenants se sont intéressés à sa lecture et à sa réception dans l’espace de l’orthodoxie. Dans l’ordre des interventions :

 

-Charles Coutel (Institut d’Étude des Faits Religieux, Université d'Arras), auteur de Petite vie de Charles Péguy : L’homme-cathédrale, paru aux éditions DDB.

 

-Nikita Struve (Université de Paris X-Nanterre) : « Charles Péguy et les Russes de l’émigration »

 

-Tatiana Victoroff (Université de Strasbourg) : « Les saints de l’inquiétude : le christianisme de Charles Péguy et de mère Marie Skobtsov (1891-1945) »

 

-Rémi Guérinel (laïc orthodoxe, chercheur spécialiste de Marcel Jousse) : « Le message de Péguy reçu par Léon Zander (1893-1965) »


L'émission "Orthodoxie" sur France 2 du 8 février 2015 a été consacrée entièrement à ce colloque.







SOUTENEZ L'INSTITUT SAINT-SERGE !

 

Vous voulez secourir les chrétiens d’Orient persécutés ? Depuis longtemps, Saint-Serge est un refuge pour des étudiant(e)s venus de Turquie, de Syrie, du Liban, d’Egypte, d’Ethiopie.


Vous voulez contribuer à la construction de la grande Europe ? Depuis longtemps, Saint-Serge est la maison des Russes, des Bulgares, des Serbes, des Roumains, des Grecs ou des Chypriotes qui veulent approfondir leur foi orthodoxe dans la rencontre avec l’Occident.


Vous voulez aider la mission en Afrique et en Asie ? Depuis longtemps, Saint-Serge accueille les futurs cadres des nouvelles Eglises du Bénin, du Ghana, de Madagascar ou encore de Corée et du Japon.

 

Vous voulez fortifier le dialogue œcuménique ? Depuis longtemps, Saint-Serge entretient des relations fortes et privilégiées avec ses institutions-sœurs, catholiques et protestantes, dans l’hexagone et par-delà.


Depuis en fait 90 ans, depuis bientôt un siècle, l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge œuvre, à partir de la France, au témoignage de l’Église à l’échelle universelle (sur l'histoire de l'Institut voir ici).

 

Au cours de ces neuf décennies, les crises ont été nombreuses. Saint-Serge les a toutes surmontées. Au cours de ces neuf décennies, le monde a plusieurs fois changé. Saint-Serge s’est toujours adapté.

 

Aujourd’hui, alors que la planète est déchirée entre les matérialismes et les tribalismes, la vocation de l’Institut, celle d’un christianisme résurrectionnel, celle d’un Evangile ouvert, celle d’une théologie libre, est plus que jamais vitale.

 

Depuis 90 ans, Saint-Serge vit dans la pauvreté. C’est le prix de sa liberté. Depuis 90 ans, Saint-Serge ne survit que grâce à vous, ses amis et donateurs. C’est la puissance de votre générosité.

 

Aujourd’hui l'Institut Saint Serge rencontre de grandes difficultés financières et nous avons plus que jamais besoin de vous pour le soutenir !


En cette veille de la fête de la Nativité, qui verra l’Enfant désarmé éclairer la nuit de nos cœurs, je fais appel à vous pour que vous souteniez Saint-Serge car l’Institut est le bien commun de toutes les femmes et tous les hommes de bonne volonté.

 

Archiprêtre Nicolas Cernokrak
Doyen

Décembre 2014

 

Pour faire un soutien régulier ou bien un don ponctuel, veuillez télécharger et remplir ce document.

 

Les dons peuvent être adressés au :
Fonds de dotation Saint-Serge – 93 rue de Crimée – 75019 Paris
La banque postale, centre financier, 75900 Paris CEDEX 15
n° 20041 00001 5764709U020 64
IBAN FR91 2004 1000  0157 6470 9U02 064  BIC  PSSTFRPPPAR

 




Rappel au Seigneur de Nicolas M. Ossorguine, ancien professeur de l'Institut (5 novembre 2014)

 

nicolas ossorguineNous avons appris avec tristesse le rappel au Seigneur de Nicolas M. Ossorguine, ancien professeur des Rubriques à l'Institut pendant plus de cinquante ans (1950-2005). Il est décédé dans la soirée du 5 novembre 2014 et les funérailles seront célébrées le jeudi 13 novembre en l’église Saint-Serge.

Nous désirons nous associer au deuil de sa famille et des fidèles de la paroisse Saint-Serge, où il avait servi comme chantre et maître de chapelle pendant soixante ans.

 

Que la mémoire de Nicolas M. Ossorguine soit éternelle.

 

 

 



 


 

Soutenance de Master de Jessy François (30 octobre 2014)

 

mémoire Jessy François

Le 30 octobre 2014, M. Jessy François a soutenu avec succès son mémoire de Master intitulé « La problématique du mal dans la tradition patristique et ascétique orthodoxe et son actualité » sous la direction de M. Goran Sekulovski (directeur de mémoire) et de l’archiprêtre Nicolas Cernokrak (lecteur), et a obtenu la mention "bien".












Rencontre sportive au lycée Stanislas (17 octobre 2014)

 

rencontre StanislasCette année encore, un match de foot a eu lieu le 17 octobre au lycée Stanislas avec la participation d'élèves de cet étabisement et de l'Institut Saint-Serge (voir l'album photos). Moment d'échange amical, cette rencontre sportive inaugure une nouvelle saison de collaboration entre ces deux institutions qui vise à apporter un soutien en français aux étudiants non francophones de l'Institut. Dans ce cadre, des cours de français sont dispensés à Saint-Serge sous la responsabilité d'enseignants de Stanislas. De même, un système de tutorat personnalisé est mis en place par le Pôle Ozanam de Stanislas, assuré par des élèves de 1e de cet établissement.

 

 




 

Avec ses 54 étudiants réguliers (dont 15 nouveaux inscrits) l’Institut Saint-Serge atteste sa vitalité académique pour relever les défis de sa 90e rentrée (8-9 octobre 2014)

 

rentrée 2014Le 8 octobre 2014, la 90e rentrée académique de l’Institut Saint-Serge (fondé en 1925) a commencé par la célébration liturgique de la fête de saint Serge de Radonège. La Divine Liturgie était présidée par le recteur de l’Institut, l’archevêque Job de Telmessos, en présence de l’évêque Nestor de Chersonèse (Patriarcat de Moscou) venu pour la circonstance, du doyen de l’Institut, l’archiprêtre Nicolas Cernokrak, ainsi que des prêtres concélébrants, enseignants et étudiants de l’Institut, et des fidèles venus pour la fête. Le lendemain, jeudi 9 octobre, fête du saint apôtre et évangéliste Jean le Théologien a eu lieu la traditionnelle journée académique de l’Institut Saint-Serge. Après la Divine Liturgie présidée par Mgr Job de Telmessos, entouré du doyen, des professeurs, des étudiants ainsi que des amis de l’Institut, le recteur de l’Institut a rappelé aux étudiants dans son discours que l’objectif de leurs études à l’Institut consiste non seulement dans l’étude de la théologie comme matière académique mais surtout dans la formation au service de l’Eglise, en soulignant le lien inséparable entre la discipline d’études et l’expérience ecclésiale. Ensuite, le doyen de l’Institut, en présence du recteur et des enseignants, a accueilli les nouveaux étudiants lors de la séance de rentrée en présentant les résultats de l’année académique précédente et les perspectives de la nouvelle année 2014-2015 (voir l'album photos). Après les examens de rattrapage de septembre, 3 étudiants ont achevé leur cursus niveau Licence : deux étudiants réguliers et un étudiant de l’Enseignement Théologique à Distance (ETD). Un étudiant a achevé le cursus de Formation Théologique par Correspondance (FTC) et a reçu le diplôme correspondant.

 

Cette année, l’Institut accueille 11 nouveaux étudiants réguliers en 1re année du cycle de niveau Licence et 2 nouveaux étudiants en 2e année et 3e année de niveau Licence (le premier venant de l’ETD et le second du Séminaire orthodoxe russe en France). 8 nouveaux étudiants sont inscrits en 1re année du cycle de niveau Master, dont 6 issus du cursus de niveau Licence de l’Institut (3 réguliers et 3 de l’ETD) et 2 de l’extérieur. Enfin, 6 nouveaux candidats souhaitent poursuivre leurs études à l’Institut dans le cadre du cycle de niveau Doctorat.

 

Dans son discours de rentrée, le père Doyen a exprimé son souhait profond que « le message d’amour et de connaissance du saint apôtre Jean le Théologien s’incarne dans cet établissement ». Il a conclu son propos en s’adressant au recteur de l’Institut : « Monseigneur, nous comptons beaucoup sur votre expérience d’enseignement et avant tout sur vos prières pastorales. Nous avons prié ensemble ces deux derniers jours pour qu’à l’avenir, nous puissions œuvrer dans ce même esprit de communion pour le renouvèlement de cet Institut qui nous est cher à tous. Nous nous acheminons  sous votre omophore vers la célébration d’un centenaire marqué par les épreuves mais aussi par la foi dans la Résurrection. »

 

Pour cette rentrée 2014/2015 de l’Institut Saint-Serge, marquée par de lourdes difficultés financières, le nombre total des étudiants réguliers s’élève à 54 (tous cycles confondus), à quoi s’ajoutent 85 étudiants ETD et 80 étudiants FTC en français et en russe, sans oublier le nombre croissant d’auditeurs libres. On note que les 13 nouveaux étudiants réguliers (soit 24 % du total) viennent de Belgique, d’Éthiopie, de France, de Macédoine, de Pologne, de Roumanie, du Royaume-Uni, de Russie, de Serbie et d’Ukraine, ce qui atteste la vitalité de l’enseignement dispensé par l’Institut et la permanence de sa vocation panorthodoxe pour les années à venir.

 


 

L'Institut Saint-Serge a accueilli un événement panorthodoxe : l'ouverture de la 11e édition du Festival de la Jeunesse Orthodoxe (FJO) sur le thème "(re)Concilions-nous!" (3 octobre 2014)

 

fjoDans l’esprit du rapprochement des Eglises orthodoxes autocéphales qui, réunies à Istanbul en mars dernier, annonçaient la tenue d'un concile panorthodoxe pour la Pentecôte 2016, l’Institut Saint-Serge a accueilli le 3 octobre 2014 une rencontre panorthodoxe de jeunes : la 11e édition du Festival de la Jeunesse orthodoxe (FJO). Les vêpres marquant l'ouverture de cet évènement ecclésial ont été célébrées en soirée le vendredi 3 octobre en l'église de l'institut, et ont été suivies d'agapes amicales, offrant aux participants un moment de prière, de partage et de rencontre.

 

Ce fut l'occasion pour le Doyen de l’Institut, p. Nicolas Cernokrak, d’accueillir les quelques 80 jeunes orthodoxes de toutes origines et juridictions (Bulgarie, Albanie, France, Grèce, Liban, Roumanie, Angleterre, Russie, Serbie, Suisse, Turquie) qui devaient poursuivre leur rencontre le lendemain au Château de Jambville et partager leurs réflexions  à travers des ateliers-débats articulés autour du thème général de la réconciliation. Le P. Nicolas a rappelé l’histoire de l’Institut Saint-Serge et souligné qu’il avait été le lieu d’un grand renouveau de la pensée théologique, fécond pour toute l’Orthodoxie dans le monde, et que l’Institut était appelé à poursuivre cette mission.

 

Pour suivre l'actualité et l'agenda du FJO, voir la page Facebook "FJO - Festival de la Jeunesse Orthodoxe en France" ou le site internet http://jeunesseorthodoxe.fr/

 


 

Université de rentrée de l’Institut Saint-Serge (25-27 septembre 2014)

 

université de rentrée 2014L'Institut Saint-Serge de Paris a organisé sa deuxième "Université de rentrée" consacrée au thème : Chrétiens, entre guerres et paix, du 25 au 27 septembre 2014 dans les locaux de l'Institut au 93, rue de Crimée 75 019 Paris.

 

Le programme de ces trois jours de rencontres, d'échanges et de préparatifs pour la rentrée 2014-2015 est disponible sur ce lien.

 

 

 

 

 





 

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