L'émission "Orthodoxie" sur France 2 consacrée au livre d'Alexis Chryssostalis (9 juin 2013)
Dans le cadre de l'émission "Orthodoxie" diffusée le dimanche 9 juin sur France 2, dont le producteur est l'Archiprêtre Nicolas Ozoline, Doyen de l'Institut Saint-Serge, Alexis Chryssostalis, paléographe, historien des textes et enseignant à l'Institut, a présenté son ouvrage "Recherches sur la tradition manuscrite du Contra Eusebium de Nicéphore de Constantinople", paru en novembre 2012 chez CNRS Éditions. Il s'agit d'une étude paléographique consacrée à un texte fondamental pour la défense des icônes, écrit par le Patriarche Nicéphore (758-828), grand défenseur des icônes, Saint et Confesseur de l'Église.
L'émission peut être visionnée pendant une semaine sur ce lien.
28 mai et 2 juin 2013 : Deux soutenances de doctorat à l'Institut Saint-Serge
Le 28 mai 2013 a eu lieu à l'Institut Saint Serge la soutenance publique de la thèse de doctorat du père Jean Boboc, intitulée : "Homo absconditus et eschatologicus – Eléments pour une théo-anthropologie orthodoxe, ternaire, apophatique et pneumatique". La recherche de ce travail minutieux a été réalisée sous la direction du père Nicolas Cernokrak. Le jury de soutenance a octroyé au père Jean la mention "très honorable avec les félicitations du jury". Pour lire le texte de la présentation de la thèse cliquez ici.
Le dimanche 2 juin 2013, le père Razvan Ionescu a soutenu publiquement sa thèse de doctorat préparée à l'Institut Saint-Serge, qui porte sur le thème : "Théologie orthodoxe et science : conflit, indifférence, intégration ou dialogue ?". Ce travail de recherche approfondie en théologie dogmatique a été réalisé sous la direction du professeur Michel Stavrou. Le jury de soutenance a octroyé au père Razvan la mention "très honorable". Pour lire le discours de la soutenance cliquez ici.
Pour visualiser les photos de ces deux événements de la vie académique de l'Institut cliquez ici.
Une rencontre sportive au lycée Stanislas (15 mai 2013)
Un groupe d'étudiants de l'Institut s'est rendu au lycée Stanislas (Paris 6e) le mercredi 15 mai pour une rencontre sportive avec les élèves de cette école (voir l'album photos). Cet événement a eu lieu dans le cadre de la collaboration de Saint-Serge avec le pôle Ozanam de Stanislas, qui permet à nos étudiants non francophones de recevoir à l'Institut des cours de français par des professeurs de ce grand établissement catholique parisien et de bénéficier du tutorat assuré par les élèves de première. Une expérience heureuse qu'il faudra certainement renouveler, vu l'enthousiasme avec lequel les uns et les autres ont partagé ce moment de joie et d'amitié.
Chers amis,
Le Christ est ressuscité !
Le doyen, les professeurs, l'administration et les étudiants de l'Institut Saint-Serge vous souhaitent une bonne et joyeuse fête de Pâques !

Vidéo-interview (en russe) du Doyen P. Nicolas Ozoline à propos du passé et du présent de l'Institut Saint-Serge (mise en ligne le 23 avril 2013)
"L'Institut Saint-Serge à Paris" - un entretien avec l'archiprêtre Nicolas Ozoline, doyen de l'Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge de Paris, réalisé par le studio "Bogoslov" de l'Académie de théologie de Moscou à propos du passé et du présent de l'ITO.
Pour visualiser cette vidéo cliquez ici.
Visite au Monastère Notre-Dame-de-Toute-Protection à Bussy-en-Othe (5-7 avril, 2013)
Comme cela est déjà devenu une tradition bien établie, le week-end du troisième dimanche du Grand Carême, le 7 avril 2013, un groupe d’étudiants de l’Institut Saint-Serge, accompagné par quelques professeurs, ont séjourné au Monastère Orthodoxe Notre-Dame-de-Toute-Protection à Bussy-en-Othe (voir l'album photos). La célébration simultanée de deux Fêtes ce dimanche : la Vénération de la Croix et l’Annonciation à la Très Sainte Mère de Dieu, a donné une joie particulière aux offices liturgiques dans la très belle église du monastère, dédiée à la Transfiguration du Seigneur.
Les étudiants ont également profité de cette occasion pour faire la connaissance du Père Boris Bobrinskoy et du Père Jean Breck. Ils ont eu la chance de trouver le temps de parler avec eux de questions qui ont marqué particulièrement leur réflexion théologique, à savoir le lien entre la théologie et la spiritualité et l'importance de l’Écriture et de son interprétation au sein de la Tradition de l’Église.
Un autre grand moment fut la présentation de la nouvelle église par la moniale Madeleine, qui expliquait d’une manière très vivante le sens théologique des très belles fresques qui se trouvent à l’intérieur de cette église.
Ce week-end très riche fut complété par une visite à l'Abbaye de Pontigny qui se situe dans la même région, la Bourgogne. Il s'agit d'une Abbaye Cistercienne du XIIe siècle qui est très impressionnante par sa grandeur et son histoire. Avant de la quitter les étudiants ont chanté quelques hymnes liturgiques.
En conclusion, nous voulons exprimer tous nos remerciements pour l’accueil très chaleureux de la communauté monastique de Bussy et nous espérons que cette tradition va continuer…
Père Joakim ANDRIANARJAONA
(Étudiant de Madagascar, Licence 2, et « starosta » des étudiants)
Un concert exceptionnel de chants religieux a eu lieu à la Sorbonne au profit de l'Institut Saint-Serge (4 avril 2013)
Dans le célèbre amphithéâtre Richelieu de la Sorbonne un concert exceptionnel de chants religieux interprétés par le chœur « Znamenie » a eu lieu jeudi 4 avril au profit de l’Institut Saint-Serge (voir l'album photos).
En présence de S.E. l’ambassadeur de Grèce, du corps professoral de la chaire de « Musique et musicologie » de la Sorbonne et d’un nombreux auditoire, le programme a débuté par la lecture d’un exposé préparé par l’un des choristes, M. Nicolas Lopoukhine, sur l’histoire du chant liturgique russe. Ainsi, nous avons appris qu’à partir du chant byzantin le peuple russe a créé son propre style dit « znamenny », chanté à l’unisson, puis au 17e s. sous l’influence polonaise a adopté la polyphonie, qui a subi l’influence italienne et au 19e s. l’influence allemande, ce qui ne l’a pas empêché de développer parallèlement un chant plus traditionnel d’inspiration nationale, l’école dite de Moscou. A chacune de ces périodes se sont illustrés des compositeurs bien connus, tels que Dimitri Bortnianski au 18e s., Alexis Lvov au 19e s., Alexandre Kastalski et Paul Tchesnokov, représentants de l’école de Moscou, et au 20e s. Alexandre Gretchaninov ou Serge Rachmaninov. Ont été également évoqués Nicolas Kedrov, Maxime Kovalevski ainsi que les chefs de chœur de l’église Saint-Serge Ivan Denissov, Michel et Nicolas Ossorguine.
Puis quelques mots ont été dits sur le rôle joué par la chorale Saint-Serge qui grâce à de nombreuses tournées a fait connaître le chant orthodoxe en Europe et favorisé les liens avec les autres confessions chrétiennes.
Après cette brève introduction, le doyen de l’Institut Saint-Serge, l’archiprêtre Nicolas Ozoline a fait une courte présentation de l’Institut rappelant son rôle dans l’histoire de l’Orthodoxie au 20e s. et son rayonnement dans le monde.
Et le concert a commencé. La chorale constituée de dix femmes et d’une douzaine d’hommes, dirigée avec talent et brio par Ekaterina Anapolskaja, a exécuté un programme très varié constitué d’hymnes du grand carême: l’hymne à la Vierge chantée à la liturgie de saint Basile, « A ta cène mystique », qui remplace l’hymne des chérubins le jeudi saint, « Venez et bénissons le souvenir de Joseph d’Arimathie », chanté pendant l’office de l’Epitaphion ; de la période pascale : le tropaire et l’exapostilaire de Pâques, et quelques autres prières, tirées des Vêpres de Serge Rachmaninov, ou des compositions de Paul Tchesnokov, de Alexandre Gretchaninov, etc. Chaque morceau avait son originalité, tantôt le chœur chantait seul, tantôt il accompagnait un soliste, tantôt seul chantait le chœur des femmes, tantôt ne chantaient que les hommes. Par la qualité et la variété de son interprétation la chorale a fait montre d’un professionnalisme exceptionnel d’autant plus remarquable que la plupart des chanteurs ne sont que des amateurs.
Ajoutons que les organisateurs avaient pris soin de traduire en français tous les textes si bien que chacun pouvait en même temps s’imprégner du sens des paroles de chaque prière.
Nous sommes infiniment reconnaissants au chœur « Znamenie » de nous avoir offert ce très beau voyage au cœur d’une musique religieuse assez mal connue, et disons à tous les chanteurs ainsi qu’au chef de chœur, comme ils nous l’ont souhaité à la fin du concert, « de longues années » !
Le hiéromoine Savatie Baştovoi de Moldavie accueilli à l'Institut Saint-Serge (25 mars 2013)
Le 25 mars 2013, sur l’invitation de M. Jean-François Colosimo, notre Institut a eu l’honneur d’accueillir le hiéromoine Savatie Baştovoi de Moldavie (voir l'album photos), qui a participé au Salon du livre de Paris du 22 au 25 mars. Auteur de plus de 15 livres (poésie, romans, essais, spiritualité orthodoxe), le Père Savatie qui vit dans le monastère Noul Neamt (localité Chitcani) est devenu prêtre en 2002, dirige une maison d’édition (Cathisma) et enseigne l’iconographie au Séminaire de théologie de Chişinău. A Paris il a présenté son roman Les lapins ne meurent pas, traduit par Laure Hinckel dans les éditions Jacqueline Chambon, qui est le premier roman moldave publié en français depuis l’indépendance de ce pays en 1991.
Entretien avec l'archiprêtre Nicolas Ozoline sur le futur Concile panorthodoxe
"Le Concile de l'Eglise - c'est un mystère" - un entretien avec l'archiprêtre Nicolas Ozoline, doyen de l'Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge de Paris, réalisé par l’agence russe "Bogoslov" lors du colloque international "Comprendre les enjeux du prochain Concile de l'Eglise orthodoxe" (18-20 octobre 2012) sur l'attitude respectueuse à l'égard du futur Concile panorthodoxe.
Pour visualiser cette vidéo cliquez ici.
Séance solennelle de l'Institut Saint-Serge (10 février 2013)
Le dimanche 10 février 2013 a eu lieu la séance solennelle de l’Institut de Théologie Orthodoxe Saint-Serge (voir l'album photos). Placé sous la haute présidence du Métropolite Emmanuel de France, cet événement, important dans la vie de l’établissement, constitue un moment de réflexion théologique intense. Dans son allocution d’ouverture, le Métropolite Emmanuel de France a rappelé l’importance de la mission de l’Institut au 21e siècle. Il a notamment déclaré : « L’Institut doit trouver les mots, les gestes, les projets qui lui permettront de répondre adéquatement aux interrogations du troisième millénaire. » Par ailleurs, il a ajouté qu’: « Il y a dans l’approche liant vie liturgique et vie universitaire un équilibre complexe autour duquel s’articule foi et raison. Cette articulation est, à mon sens, la clé qui permet, aujourd’hui plus encore qu’hier, de faire de la théologie un espace de liberté et un lieu de communion.
D’une certaine manière, j’ose croire qu’il s’agit ici de l’héritage qu’il vous convient de continuer à faire fructifier, malgré les vicissitudes du temps, malgré les problèmes financiers qui sont consubstantiels à l’effort, en tant qu’agona en grec, ou podvig en russe, permettant d’affirmer que vous êtes ‘le sel de la terre’. Je vous adresse donc un message d’encouragement à persévérer dans votre mission, tant professeurs qu’étudiants. Car nous avons impérieusement besoin aujourd’hui de répondre aux attentes d’une société en quête de sens. » Son allocution s’est terminée en transmettant les salutations et la bénédiction de Sa Sainteté le Patriarche Œcuménique Bartholomée 1er ainsi qu’en faisant mention de son Eminence, l’Archevêque Gabriel de Comane dont l’état de santé appelle les prières d’un plus grand nombre.
La parole a ensuite été donnée à l’Archiprêtre Nicolas Ozoline, doyen de l’Institut, pour la lecture du compte-rendu des activités de l’Institut au cours de l’année universitaire 2011-2012. Parmi les événements marquants, le Père doyen a rappelé les liens particuliers que l’Institut par son corps enseignant et ses étudiants a tissé à l’international. Il a notamment remercié Madame Nathalie Schmemann pour son rôle déterminant qu’elle a joué pendant plus de vingt ans au sein de l’Institut en tant qu’administratrice, l’a félicité pour cette belle carrière en lui souhaitant une longue retraite paisible bien méritée. (L’intégralité du compte-rendu du doyen de l'Institut se trouve ici.)
L’un des moments forts de l’après-midi a été l’octroi d’un doctorat honoris causa au professeur Paul Meyendorff de l’Institut Saint Vladimir. Dans sa laudatio, le révérend Père Diacre André Lossky, professeur de théologie liturgique, a rappelé les grands chantiers de recherche développés par le professeur Paul Meyendorff, notamment dans le contexte œcuménique. « Les considérations audacieuses du professeur Paul Meyendorff, sont le fruit d’un fort engagement de témoignage œcuménique à l’encontre d’un dialogue qui resterait superficiel en cherchant à minimiser les différences. C’est en effet l’analyse en profondeur de nos différences qui constitue une avancée véritablement créative, et où la dimension liturgique demeure inséparable de notre vision de l’Église. »
En réponse, le professeur Paul Meyendorff a prononcé un discours non seulement sur les liens particuliers entre l’Institut Saint Serge et l’Institut Saint Vladimir aux Etats-Unis, mais aussi sur l’actualité de la théologie baptismale. En effet, il considère qu’il ne convient pas uniquement aujourd’hui de parler d’une ecclésiologie eucharistique comme paradigme à partir duquel s’organise la vie de l’Eglise, mais il convient aussi de réinvestir la théologie du baptême, de « restaurer l’expérience ecclésiale du Baptême » ainsi que « tout le processus de la catéchèse ». Ce sacrement constitue un point de départ pour une réflexion sur l’Eglise. Notons, qu’à de nombreuses reprises, il est fait mention d’une « ecclésiologie baptismale ». (Vous pouvez lire un résumé en français de la réponse du professeur Paul Meyendorff, en cliquant ici).
Après un intermède musical de chants liturgiques interprétés par un groupe d’étudiants de l’Institut (voir l'extrait vidéo), Monsieur Goran Sekulovski, chargé de cours en patrologie, a proposé le discours académique intitulé : « L’actualité de l’œuvre patrologique du Père Georges Florovsky ». Le propos de Monsieur Goran Sekulovski consistait avant tout à démontrer l’importance de « l'acquisition de l'esprit des Pères » et l’interaction avec la pensée moderne dans le projet théologique du Père Georges Florovsky, ce qui ne présente en aucun cas « un fondamentalisme patristique ». Il a ensuite passé en revue les recherches et les publications récentes sur le « retour aux Pères » lancé par Florovsky. Celles-ci se proposaient de revisiter l'approche de la théologie des Pères qui a dominé la pensée orthodoxe dans la seconde moitié du XXe siècle, en promouvant une théologie post-patristique qui se veut « contextuelle » et dont l’objectif est de « passer au-delà » de la synthèse néopatristique du Père Georges Florovsky. En montrant la force et la vitalité de l’approche créative de Florovsky, Monsieur Sekulovski s’est notamment demandé pourquoi est-il essentiel de continuer à faire appel aux Pères de l’Église dans la théologie d'aujourd’hui : « Il y a une source d'inspiration chez les Pères, un centre de pensée, qui transcende les catégories conceptuelles (formulations, langages, cultures, contextes...) et qui a une valeur éternelle ». Pour conclure, Monsieur Sekulovski a souligné qu’une prochaine étape pour les patrologues serait de prêter plus d’attention à la diversité de voix des Pères ainsi qu'à l'ouverture aux questions d'actualité (par ex. les problèmes de la bioéthique), sans pour autant oublier le motif central : la pensée et l’esprit des Pères, leur « φρόνημα ».
La séance solennelle s’est finalement conclue par une conviviale réception.
Visite de deux enseignants de l’Institut Saint-Serge à l’Abbaye de Solesmes (22-24 janvier 2013)
Du 22 au 24 janvier 2013, dans le cadre de la semaine de prière pour l'unité des chrétiens, deux enseignants de l'Institut, Père Alexandre Galaka et M. Anatolie Negruta, ont fait une visite au monastère de Solesmes (voir l'album photos). L'abbaye Saint-Pierre de Solesmes est une abbaye bénédictine située à Solesmes dans la Sarthe, dont les origines remontent à 1010. Elle fait partie de la congrégation de France, au sein de la confédération bénédictine. L'abbaye de Solesmes doit sa renommée internationale à Dom Prosper Guéranger, restaurateur en 1833 de l'Ordre des Bénédictins en France après la Révolution, ainsi qu'à la liturgie et au chant grégorien dont elle est un des hauts lieux. Aujourd'hui le monastère compte une soixantaine de moines.
Les enseignants de l'Institut ont donné de conférences portant sur l'Orthodoxie devant la communauté du monastère. Père Alexandre Galaka a parlé de « L'Eglise Orthodoxe aujourd'hui et le dialogue œcuménique » et M. Anatolie Negruta a intervenu sur « Les saints dans le christianisme. La notion de canon dans la littérature hagiographique ». Après leurs exposés, les enseignants ont répondu aux nombreuses questions sur l'organisation de L'Eglise Orthodoxe, la conciliarité et le diptyque dans l'Eglise Orthodoxe, les perspectives du dialogue œcuménique, la typologie des saints ainsi que la procédure de la canonisation dans l'Eglise Orthodoxe et enfin sur la place des saints d'Occident dans le calendrier liturgique orthodoxe. A la fin de leur séjour, les enseignants de l'Institut Saint-Serge ont exprimé leurs espoirs que la collaboration entre l'Institut et le monastère de Solesmes donnera l'occasion d'autres rencontres afin de mieux connaître la spiritualité occidentale. L'abbé Philippe Dupont, au nom du monastère a remercié les enseignants et a souhaité que les contacts avec l'Institut Saint-Serge continuent dans l'esprit de l'amour en Christ.
Entretien avec le professeur Michel Stavrou en lien avec le colloque sur le futur Concile panorthodoxe
"Attirer l'attention sur les questions du futur Concile panorthodoxe" - un entretien avec Michel Stavrou, professeur de théologie des dogmes à l'Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge de Paris, réalisé par l’agence russe "Bogoslov" sur la signification théologique et l'importance du colloque international "Comprendre les enjeux du prochain Concile de l'Eglise orthodoxe" (18-20 octobre 2012).
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Voeux du Doyen de l'Institut pour la fête de la Nativité et collecte de Noël 2012
Le Christ naît – glorifions-Le !
Chers pères, frères et sœurs – amis de l’Institut !
Aujourd'hui c'est Noël, aujourd'hui naît, homme parmi nous, le Créateur de l'univers. Réjouissons-nous et rendons grâce pour tous les bienfaits que le Seigneur nous a accordés pendant l'année écoulée. Parmi ces bienfaits, le moindre n'est pas que notre Institut Saint-Serge ait pu continuer sa noble tâche d'enseignement de la théologie orthodoxe à des jeunes hommes et femmes qui ont choisi de consacrer leur vie au service de l'Église.
Ainsi, c'est pour la 88e fois depuis sa fondation en 1924 par le Métropolite Euloge de bienheureuse mémoire, que notre corps enseignant, l’administration et nous tous qui œuvrons ici, vous présentons nos meilleurs vœux pour la fête de la Nativité du Seigneur et la Nouvelle Année.
Grâce à Dieu, le début de l’année académique 2012-2013 a été plutôt encourageant, notamment grâce à l’afflux appréciable de nouveaux étudiants réguliers et par correspondance. Mais comme vous le savez, depuis un bon moment déjà, la situation matérielle de l’Institut n’a cessé d’être préoccupante et actuellement elle continue à s’aggraver.
Aussi paradoxal que cela puisse paraître, après plus de trois quarts de siècle d’une activité académique appréciée et reconnue par l’ensemble des Églises locales orthodoxes et évidemment par toutes les communautés orthodoxes de France et d’Europe Occidentale, aujourd’hui la pérennité de l’Institut est sérieusement compromise.
Toutefois l’Institut se mobilise et prend très au sérieux ses soucis financiers actuels. Notre objectif pour l’année 2013 est de trouver un plan de financement pérenne. Nous avons donc besoin de vous, chers Pères Recteurs et cher paroissiens et paroissiennes ! A ce propos sachez tous que la traditionnelle collecte annuelle au profit de l'Institut Saint-Serge pendant les vigiles de Noël représente tous les ans un apport financier très appréciable.
Nous remercions donc à l'avance chaleureusement de leur générosité tous les donateurs, qui auront ainsi contribué au soutien de l'Institut.
Archiprêtre Nicolas Ozoline
Doyen de l'Institut
Pour apporter votre soutien à l'Institut Saint-Serge et effectuer un don au profit du Fonds de dotation "Institut de la culture et la pensée orthodoxe Saint-Serge", (organisme créé en 2010 se substituant à l'AMEITO pour la collecte des dons au profit de l'Institut Saint Serge), télécharger ce dépliant.
L'émission "Orthodoxie" sur France 2 consacrée au colloque sur "Les enjeux du prochain Concile de l'Eglise orthodoxe" (25 décembre 2012)
France 2 a consacré un reportage sur le colloque "Comprendre les enjeux du prochain Concile de l'Eglise orthodoxe", qui s’est tenu à l’Institut Saint-Serge (18-20 octobre 2012), dans le cadre de l'émission de télévision "Orthodoxie", réalisée par l'archiprêtre Nicolas Ozoline, doyen de l'Institut.
L'émission, qui présente également le message de Noël du métropolite Emmanuel, a été diffusée mardi le 25 décembre à 9h00.
Un pèlerinage des enseignants et des étudiants de l'Institut à Chartres
Le 10 décembre 2012, le Père Nicolas Ozoline, doyen de l’institut, a guidé un groupe d’une douzaine d’étudiants et professeurs pour un petit « pèlerinage » à Chartres (voir l'album photos). P. Nicolas, qui est aussi professeur d’iconologie, a bien expliqué les caractéristiques de l’architecture du style « gothique », et, en particulier, le développement historique de cette fameuse cathédrale - la transition de l’art roman à l’art gothique, qui se voit surtout dans la sculpture des portails d’entrée. L’ancien portail d’entrée, avec les « portes royales » et la représentation de la Majestas Domini, montre encore les caractéristiques de l’art roman qui est proche de l’art byzantin, tandis qu’on voit aux autres portails un style plus naturaliste. En conjonction avec cela on voit aussi un développement de la théologie médiévale en Occident- le début de la scolastique, par ex. dans la représentation de la Mère de Dieu, qui siège avec le Christ sur le même trône, et celle du Dernier Jugement qui va remplacer le « Christ en gloire ».
Or en plus de l’impression esthétique qui frappe chaque visiteur de ce monument impressionnant du Moyen Âge (les vitraux avec l’unique « bleu de Chartres » !), cette ancienne cathédrale, un des plus beaux types de l’architecture gothique en France, montre aussi le développement historique de l’art médiéval et le lien qui existe entre l’art chrétien et la théologie.
Pour conclure, les pèlerins ont chanté l’hymne « Il est vraiment digne… » devant une ancienne relique byzantine qui est gardée dans cette cathédrale - le « Voile de la Mère de Dieu ».
Joost Van Rossum
Une émission sur la rentrée académique 2012-2013 de l'Institut Saint-Serge a été diffusée sur France 2
France 2 a consacré un reportage sur "La rentrée académique 2012 de l'Institut Saint-Serge à Paris" dans le cadre de l'émission de télévision "Orthodoxie", réalisée par l'archiprêtre Nicolas Ozoline, doyen de l'Institut.
L'émission a été diffusée à deux reprises, le 4 novembre et le 9 décembre 2012.
In Memoriam : Sa Béatitude Ignace IV, Patriarche d'Antioche et de tout l'Orient
Lettre de l'Institut Saint-Serge au Patriarcat d'Antioche (le 5 décembre 2012)
Nous avons appris avec tristesse le rappel au Seigneur de sa Béatitude Ignace IV, Patriarche d’Antioche et de tout l’Orient. Sa Béatitude a compté parmi nos étudiants illustres et a fait preuve à plusieurs reprises de son attachement à notre Institut, notamment lorsqu'il a été élu doctor honoris causa de notre Institut.
Nous désirons nous associer au deuil des fidèles de l’Eglise d’Antioche.
Le Doyen et le Conseil des enseignants
Trois enseignants de l’Institut Saint-Serge ont donné une série de conférences à Lille
Le 30 novembre 2012, trois enseignants de l’Institut Saint-Serge, Michel Stavrou, Joost van Rossum et Goran Sekulovski, accompagnés d’Antoine Arjakovsky, codirecteur de département au Collège des Bernardins (Paris), ont donné une série de conférences sur « le renouveau de la théologie orthodoxe au XXe siècle » à l’Institut Catholique de Lille, dans le cadre d’une journée organisée avec l’Institut d’Études des Faits Religieux (IEFR), de l’Université d’Artois (voir le programme et télécharger l'affiche).
Antoine Arjakovsky, codirecteur du département « Société, Liberté, Paix » au Collège des Bernardins (Paris), a présenté une communication sur « Les penseurs russes de l’École de Paris, héritiers de la philosophie religieuse russe ». Il a distingué parmi les penseurs religieux russes de l'entre-deux-guerres à Paris trois courants distincts, illustrés par différents auteurs : le « théocentrisme » (G. Fedotov), la « sophiologie » (S. Boulgakov) et le personnalisme (N. Berdiaev). La réception du message de ces auteurs fut brouillée en raison de leurs propres désaccords. Aujourd'hui des philosophes tels que Jean-Luc Marion ou John Milbank permettent de redécouvrir l'unité profonde et l'originalité de cette pensée.
Goran Sekulovski, chargé de cours en patrologie à l’Institut Saint-Serge, a donné une communication sur « Georges Florovsky (1893-1979) et le renouveau patristique ». Présentant la « synthèse néo-patristique », effort original de Florovsky de faire retour aux Pères de l’Église, il a montré qu’il s’agit d’une redécouverte intelligente et créatrice de la grande tradition patristique, qui ne se réduit pas à une reprise des opinions et citations patristiques, mais désire renouer avec l'esprit et la pensée des Pères en proposant une réinterprétation créative et sans cesse actualisée de leur démarche. Ceci étant très bien resumé par la devise de Florovsky « en avant vers les Pères » !
Joost van Rossum, professeur de Théologie byzantine à l’Institut Saint-Serge, a présenté « L’eschatologie, clé de la théologie d’Alexandre Schmemann (1921-1983) ». Il a montré comment, à partir d’une expérience vécue de la liturgie, en particulier de la célébration de l’Eucharistie, le père Schmemann avait développé sa vision théologique, centrée sur un seul thème : l’Église et sa vie liturgique comme manifestation du Royaume de Dieu. Selon ce théologien et homme de Lettres, le christianisme n’est pas une religion : « c’est la religion qui a tué le Christ ! », écrit-il, et le monde n’est pas autonome ; il aime citer le « Tout est ailleurs » de Julien Green. Ces réflexions du père Alexandre restent toujours totalement actuelles.
Michel Stavrou, professeur de Théologie des dogmes à l’Institut Saint-Serge, a clôturé cette série de conférences par une communication sur « La théologie de la personne chez Vladimir Lossky, Jean Zizioulas et Olivier Clément ». Sur ce thème qui est l’un des acquis précieux de la théologie orthodoxe du xxe siècle, il a indiqué la complémentarité heureuse qui existe entre V. Lossky et Mgr Jean Zizioulas dans l’approche anthropologique des notions de personne / nature en lien avec la christologie et la théologie trinitaire, et souligné la manière remarquable dont Olivier Clément avait su, à la lumière de l’apport des Pères, ré-enraciner l’anthropologie chrétienne au croisement de la spiritualité et de l’éthique. Le personnalisme de la théologie orthodoxe, éloigné de la philosophie occidentale mais tributaire de la Bible et des Pères, peut répondre aux défis contemporains qui se posent notamment au plan éthique.
Les quatre conférenciers avaient été accueillis par Charles Coutel, Directeur de l'IEFR à l’Université d’Artois, Jean Heuclin, Doyen émérite de la Faculté des Sciences humaines à l'Institut Catholique de Lille, Jean-Marc Vercruysse, Doyen de la Faculté des Lettres à l’Université d’Artois, Claire Kaczmarek, Maître de conférences à l’Université d’Artois et Olivier Rota, Ingénieur d’Études à l’Université d’Artois.
Un partenariat institutionnel a été envisagé pour l’avenir entre l’IEFR (Université d’Artois) et l’Institut Saint-Serge et donnera lieu à de nouvelles rencontres en 2013.
Visite du professeur Joost van Rossum à l’Académie théologique de Kiev (22-28 octobre 2012)
Du 22 au 28 octobre 2012 le professeur Joost van Rossum a fait une visite à Kiev, où il a participé à un colloque, organisé par la « Société de philosophie religieuse de Kiev », dans le cadre d’une série annuelle de conférences, Pokrovskie tchteniya, organisée par l’Église orthodoxe en Ukraine (patriarcat de Moscou) et des institutions universitaires et ecclésiales en Ukraine. Il a profité de cette occasion de visiter l’Académie de théologie orthodoxe. Depuis sa réouverture en 1989, cette Académie la plus ancienne de l’Église orthodoxe russe, fondée au 17e siècle, se trouve, avec le Séminaire, dans les locaux de la « Laure des Grottes », le centre spirituel de l’Église orthodoxe en Ukraine, et résidence du Métropolite de Kiev et de toute l’Ukraine.
M. van Rossum s’est adressé à une quarantaine d’étudiants de l’Académie et il a fait pour eux le même exposé que celui donné au colloque, « Saint Grégoire Palamas et Thomas d’Aquin, personnalisme versus essentialisme ». En guise d’introduction il a salué les étudiants au nom de l’Institut Saint-Serge et de son Doyen. Il a rappelé qu’il a existé un lien historique entre le corps professoral de Saint-Serge et cette ancienne capitale de la Rus’ dès la fondation de l’Institut, en la personne du P. Basile Zenkovsky, dont on commémore le 50e anniversaire de sa mort cette année. Le P. Basile, connu ici en Occident surtout pour ses deux volumes sur L’Histoire de la philosophie russe, a été professeur et Doyen de l’Institut Saint-Serge, et, avant de venir à Paris, professeur à l’Université Saint-Vladimir à Kiev, et Président de la « Société de philosophie religieuse de Kiev ».
Après l’exposé de M. van Rossum, les étudiants ont posé beaucoup de questions, surtout sur la notion de « synthèse néo-patristique », lancée par le P. Georges Florovsky. M. van Rossum a expliqué que cette notion du P. Florovsky était essentiellement une réponse à la sophiologie du P. Serge Boulgakov, l’ancien Doyen de l’Institut Saint-Serge (son portrait se trouve dans la salle de l’Académie où le discours a été fait !) : le P. Serge avait voulu créer un « système » dont l’idée centrale était celle de l’unité du monde divin et du mondé créé (la « Sophia divine » et la « Sophia de créature »). Cependant ce système philosophico-théologique ignore complètement l’axiome théologique et patristique de la différence ontologique et radicale entre Dieu et sa création, comme le P. Florovsky l’a souligné. Telle était la « tragédie » du P. Serge, lui-même auteur d’un livre intitulé Die Tragödie der Philosophie, que chez lui le philosophe prévalait sur le théologien et que son système problématique était basé sur une intuition, en elle-même profonde, à savoir la transfiguration du cosmos comme le but ultime du monde déchu. Cette intuition se manifeste en particulier dans la vie liturgique de l’Église. En conjonction avec cela, M. van Rossum a fait remarquer qu’il est nécessaire de comprendre que la « Sagesse divine » à laquelle l’ancienne cathédrale de cette ville est dédiée, ainsi que celle de son « Église Mère » à Constantinople, est la deuxième Hypostase de la Trinité, le Logos-Sophia incarné, c’est-à-dire le Christ, et non pas la « Sophia » dans le sens boulgakovien.
Finalement, M. van Rossum a exprimé l’espoir que les contacts entre l’Académie de Kiev et l’Institut Saint-Serge vont continuer dans l’avenir. De leur côté, le Prorector de l’Académie, Mgr. Kliment, et les étudiants se sont montrés très satisfaits de cette rencontre.
Pour visionner les photographies de l'ouverture solennelle du colloque, cliquez ici. Pour lire le compte rendu (en russe) de l'intervention de M. van Rossum à l'Académie, avec des photographies cliquez là. Pour lire l'entretien (en russe) avec M. van Rossum fait par Mme Natalia Filippenko de la "Société de philosophie religieuse de Kiev" voir ce lien.
Compte rendu du colloque "Comprendre les enjeux du prochain Concile de l'Eglise orthodoxe" (18-20 octobre 2012)
Un grand colloque interorthodoxe et œcuménique sur « Les enjeux du prochain concile de l’Eglise orthodoxe », coorganisé avec le Centre de recherches œcuméniques de l'Université Catholique de Leuven (Belgique) en partenariat avec la revue de théologie orthodoxe Contacts et le Collège des Bernardins (Paris), s’est déroulé du 18 au 20 octobre 2012 à l’Institut Saint-Serge et a rassemblé plus de 140 personnes (dont de nombreux étudiants) autour de 18 conférenciers principaux et 8 conférenciers parallèles, issus de douze pays (France, Belgique, Grèce, Etats-Unis, Italie, Liban, Pologne, Roumanie, Russie, République tchèque, Suisse, Ukraine). Ce colloque, dont les débats ont été reconnus comme riches et stimulants, était suivi par les équipes télévisées de France-2 et de l’agence russe Bogoslov, tandis que l’Osservatore Romano et le journal La Croix lui consacraient des articles.
Jeudi 18 octobre, la séance inaugurale du colloque s’est ouverte par un discours d’accueil du Doyen de l’Institut Saint-Serge, l’Archiprêtre Nicolas Ozoline, qui a souligné l’importance de cet événement et l’opportunité d’une telle collaboration académique avec le Centre de recherches œcuméniques de l’Université Catholique de Leuven, la revue Contacts et le Collège des Bernardins. Il a évoqué et cité les réflexions ecclésiologiques du regretté P. Jean Meyendorff à propos de la nature d’un concile œcuménique. Un message liminaire envoyé par le Métropolite de France Emmanuel, retenu au dernier moment, a été lu in absentia. Celui-ci souhaite que la tenue de ce colloque « facilite la compréhension des interrogations que suscite le processus conciliaire » et se déclare convaincu que l’ensemble des réflexions « participera positivement au processus conciliaire de l’Eglise orthodoxe » qui n’est pas seulement l’affaire des orthodoxes mais « engage tout le christianisme ».
Dans la session d’ouverture, M. Noël Ruffieux (Université de Fribourg / Revue Contacts), qui parlait au nom de Mgr l’Archevêque Gabriel de Comanes, recteur de l’Institut Saint-Serge absent pour raisons de santé, a donné une communication sur « La préparation et la réception du Concile ». Il a souligné la nécessité d’une conversion de la part du peuple de Dieu pour qu’un concile soit bien préparé et porte les fruits que l’on peut espérer. Puis, Peter de Mey (Université Catholique de Leuven), coorganisateur du Colloque et directeur du Centre de recherches oecuméniques de Leuven, a proposé une réflexion sur « Le rôle des observateurs durant le Concile Vatican II », rappelant l’importance de ces observateurs non catholiques dans l’orientation des réflexions conciliaires.
L’après-midi a été consacré à la 1re session thématique du colloque présidée par André Lossky (Institut Saint-Serge), portant sur le thème du « calendrier liturgique commun ». Pierre Sollogoub (Fraternité orthodoxe en Europe occidentale), dans une communication scientifique intitulée « Pourquoi une réforme du calendrier liturgique fixe et de la datation de Pâques ? », a souligné que la question d’une réforme du calendrier liturgique était en soi technique et non de nature théologique, le calendrier julien s’étant révélé (avec les siècles) inadéquat pour relier les dates des fêtes liturgiques de l’année aux événements cosmiques. Concernant la date de Pâques, il a rappelé que la norme unique pour tous les chrétiens était la formule fixée au 1er Concile œcuménique de Nicée (325) : fêter Pâques le 1er dimanche qui suit la 1re pleine lune de printemps. Malheureusement, en suivant des tables antiques calculant les dates de Pâques (pascalies), le comput de l’Eglise orthodoxe est devenu erroné et ne respecte plus en général les prescriptions de Nicée I. Le P. Vladimir Khoulap (Vice-Recteur de l’Académie de théologie de Saint-Pétersbourg) a présenté « Les problèmes pastoraux d’une réforme du calendrier liturgique en Russie », et souligné la nécessité de poursuivre une pédagogie aujourd’hui en Russie pour mieux faire comprendre les raisons d’une nécessaire réforme du calendrier liturgique dans l’avenir. Enfin, l’observateur, le P. Thomas Pott (Monastère de Chevetogne), dans son intervention intitulée « Le problème du calendrier commun : faut-il réformer le calendrier liturgique ou notre conception du temps du Salut ? », a élargi la question du calendrier à celle plus générale, d’une nécessaire réforme dans la compréhension du sens profond de la liturgie chrétienne. La journée s’est achevée par deux séances parallèles de communications courtes, données par Myroslava Rap (Ukraine), Stefan Barbu (Roumanie / Leuven), Michel Pliszka (Pologne / Paris), Tim Noble (Prague).
Vendredi 19 octobre, s’est ouverte le matin la 2e session thématique sur « L’autocéphalie, l’autonomie et les diptyques » présidée par Goran Sekulovski (Institut Saint-Serge), sans doute l’une des sessions les plus appréciées. Le P. John Erickson, Saint-Vladimir’s Orthodox Theological Seminary, New York, a réfléchi sur « Autocéphalie et autonomie ». Il a souligné les liens unissant les autocéphalies nationales contemporaines avec l’émergence des États nationaux surtout dans Balkans, ainsi que les nouveaux défis représentés par la mondialisation et la fragilisation des frontières étatiques qui pourraient remettre en cause les structures ecclésiales de l’autocéphalie. Puis il s’est référé au travail accompli par la Commission inter-orthodoxe préparatoire pendant les années 1990-1993, et aux réponses contrastées apportées par les Eglises orthodoxes territoriales. Le P. Grigorios D. Papathomas (Institut Saint-Serge / Faculté de théologie d'Athènes) a développé en profondeur « La question des diptyques ». Il a relié cette question encore trop peu explorée à celle plus générale de l’ethno-phylétisme dans l’Eglise orthodoxe, et a souligné la priorité des critères ecclésiaux et canoniques sur les intérêts nationaux et politiques, en citant des exemples tirés de la vie de l’Eglise aux premier et deuxième millénaires. Dans sa communication intitulée « Autocéphalie : interrogations d’un catholique romain », l’observateur, le P. Joseph Famerée (Université Catholique de Louvain), a proposé une réflexion théologique sur la catholicité de l’Eglise et sur les implications qui en découlent concernant l’autocéphalie, insistant notamment sur le caractère inapproprié de la catégorie de la nation en ecclésiologie.
L’après-midi devait donner lieu à la 3e session thématique présidée par Peter de Mey (Université catholique de Leuven), consacrée à « L’avenir de la ‘Diaspora’ orthodoxe ». Le P. Emmanuel Clapsis (Holy Cross Hellenic College, Boston), dans sa communication sur « L’avenir de la ‘Diaspora’ avec un éclairage de la situation de l’Orthodoxie en Amérique du Nord », s’est livré a une analyse surtout sociologique des communautés orthodoxes américaines, soulignant leur fluidité, l’individualisme et la distance critique par rapport à l’enseignement moral « officiel » de l’Eglise orthodoxe. Antoine Arjakovsky (Collège des Bernardins, Paris), dans son texte intitulé « La question de la ‘Diaspora’ au prochain concile panorthodoxe : propositions pragmatiques », a souligné la nécessité que les communautés de prétendue “Diaspora” soient réellement représentées dans le processus préconciliaire. L’observatrice, Ivana Noble (Charles University, Prague) : « L’avenir de la ‘Diaspora’ orthodoxe, point de vue d’un observateur », après avoir retracé les temps marquants de l’histoire de la ‘Diaspora’, elle s’est penchée sur le phénomène regrettable de la multiplication des juridictions parallèles. Face à une synthèse néo-patristique omniprésente et uniforme, elle a souhaité une redécouverte de la diversité d’approches au sein de la théologie orthodoxe.
L’après-midi s’est poursuivi par deux séances parallèles de communications courtes, données par Christophe D’Aloisio (Bruxelles), Michael Dymyd (Lviv, Ukraine), Frederick Lauritzen (Bologne), Victor Yudin (Louvain-la-Neuve).
Le soir a eu lieu au Collège des Bernardins une table ronde modérée par Antoine Arjakovsky, codirecteur du Département “Société, Liberté, Paix” du centre de recherches de cette institution et coorganisateur du Colloque. Introduite par un exposé d’accueil de Mgr Jérôme Beau, président du Collège des Bernardins, la table ronde a vu se succéder Carol Saba, porte-parole de l’AEOF, Georges Nahas, Vice-président de l’Université de Balamand (Liban), tandis qu’un texte du frère Enzo Bianchi devait être lu in absentia. Au-delà de l’échange d’idées sur les enjeux du Concile panorthodoxe et sur la nécessité de procéder à un ajustement des thèmes officiellement retenus, on peut retenir les propositions concrètes formulées par Georges Nahas pour redynamiser le processus conciliaire : créer un comité panorthodoxe de fidèles prêts à se consacrer à une réflexion suivie sur les adaptations nécessaires ; créer des réseaux sociaux axés sur des sujets définis avec des animateurs dirigeant les débats sans les censurer ; créer des forums de discussion sur le Concile panorthodoxe, impliquant les jeunes.
Samedi 20 octobre, la 4e session thématique présidée par le P. Nicolas Cernokrak (Institut Saint-Serge) s’est intéressée à la question des relations des Eglises orthodoxes avec les autres Eglises chrétiennes et le mouvement œcuménique en général. Ce fut l’une des sessions les plus animées lors du débat qui s’ensuivit. Tamara Grzelidze (Église Orthodoxe de Géorgie / Foi et Constitution) a proposé une réflexion sur « Les relations œcuméniques des Églises orthodoxes territoriales : Réflexion globale et contextuelle ». Elle a évoqué l’engagement des orthodoxes en faveur du dialogue œcuménique, tout en signalant une certaine ambiguïté dans cet engagement, comme il ressort de plusieurs déclarations et documents orthodoxes officiels. Les orthodoxes font preuve d’une fluctuation permanente entre des modèles ecclésiologiques exclusivistes et des aproches plus inclusivistes. Selon elle, le futur concile panorthodoxe devra se pencher à nouveau sérieusement sur la question de la co-responsabilité des Eglises orthodoxes territoriales « à la lumière de l’ecclésiologie eucharistique orthodoxe et de ses implications œcuméniques ». Michel Stavrou (Institut Saint-Serge), coorganisateur du Colloque, dans sa communication intitulée « Relations œcuméniques et reconnaissance du baptême des autres Églises », a plaidé une reconnaissance unanime, lors du futur concile panorthodoxe, du baptême dispensé par les Eglises catholiques et protestantes (conformément à la tradition byzantine envers les chrétiens latins), parce que cela impliquerait la reconnaissance d’une certaine ecclésialité des Eglises non orthodoxes, un point essentiel pour le témoignage œcuménique de l’Orthodoxie. Enfin, l’observatrice, Barbara Hallensleben (Université de Fribourg), dans sa réflexion sur le thème : « Principes herméneutiques dans les relations entre Eglises chrétiennes ad intra et ad extra », a invité les Eglises locales catholiques romaines d’une part et orthodoxes d’autre part à avancer réellement sur le chemin de l’unité par une reconnaissance mutuelle d’ecclésialité. « Des Eglises sœurs, a-t-elle précisé, portent ensemble la responsabilité pour l’Eglise de Jésus-Christ une et unique. » Une telle reconnaissance mutuelle, souhaitable de la part d’un Concile panorthodoxe, demandera des efforts de la part des catholiques comme des orthodoxes.
L’après-midi a eu lieu la 5e et dernière session thématique sur les questions éthiques et sociales, présidée par Michel Stavrou (Institut Saint-Serge). Radu Preda (Fac. de Théol. orthodoxe de Cluj-Napoca, Roumanie), dans son intervention sur « L’orthodoxie face aux questions éthiques et sociales », a indiqué que, du point de vue de la question sociale, le Concile panorthodoxe pourrait offrir un message éthique consistant de l’Orthodoxie à travers les expériences accumulées par les Eglises locales. L’ordre du jour socio-théologique de ce Concile pourrait être varié : de l’encadrement de la problématique européenne jusqu’à la lente transition du totalitarisme vers la démocratie et l’implication des laïcs dans les questions bioéthiques. Tous ces thèmes expriment la recherche, à la lumière de la Révélation et de la Tradition, d’une réponse crédible aux interrogations de l’homme d’aujourd'hui. Athanase Papathanassiou (Revue de théologie Synaxi, Athènes), dans sa communication sur « Le jeûne chrétien dans la société post-moderne », a rappelé le caractère ecclésial et eucharistique du jeûne chrétien, et sa mission rénovatrice par rapport au monde matériel et cosmique. Le jeûne renvoyant à un acte de partage, il a montré sa dimension contestataire dans un monde marqué par l’ultra-individualisme, et il a démarqué le jeûne chrétien de l’esprit légaliste qui sévit trop souvent en la matière. L’observatrice, Anne-Marie Reijnen (ISEO, Institut Catholique, Paris), dans son intervention sur « Le jeûne, quelques observations protestantes », a mentionné l’importance et l’actualité du jeûne chrétien tant pour notre société d’hyper-consommation, que pour le protestantisme luthéro-réformé, qui semble avoir souvent oublié la pratique du jeûne chez Calvin. Ce jeûne pourrait trouver aujourd’hui des formes nouvelles liées à la prière, l’année liturgique et la solidarité.
Enfin, Pantelis Kalaïzidis (Académie théologique de Volos) devait clôturer le colloque par ses réflexions conclusives soulignant, à travers une analyse critique, la fécondité des diverses communications et leur apport possible pour redynamiser le processus préconciliaire orthodoxe.
Les actes de ce colloque très riche seront publiés en 2013 par la revue de théologie orthodoxe Contacts, qui était partenaire officiel de cette manifestation.
Pour consulter le programme en français, cliquez ici, et en anglais là.
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Une conférence de Jean-Marie Elie Setbon sur Jésus dans l'Ancien Testament
Le 16 octobre 2012, l'Institut de Théologie Orthodoxe Saint Serge a accueilli, dans le cadre du cours d'Ancien Testament, monsieur Jean-Marie SETBON, ancien rabbin converti au catholicisme.
Au cours de son intervention, l'orateur s'est particulièrement attaché, à travers différents exemples, à exposer une méthode d'interprétation des Ecritures conforme à la tradition juive de questionnement, de commentaires et de recherches (Midrash).
Parmi les différents thèmes évoqués par le conférencier :
- La différence d'approche des mondes catholique et juif concernant la croix du Christ (“scandale pour les Juifs et folie pour les païens”) .
- Les trois nourritures que Dieu donne à l'homme à travers sa Parole, sa Volonté et l'Eucharistie et leur rapport avec lestrois vertus dites “théologales” (foi, espérance et charité).
- Le visage et la révélation de la personne du Christ dans l’Ancien Testament.
- Le rôle d'Abraham, “un païen converti”, dans la naissance du peuple juif.
- L'apôtre Paul: la lecture et l’usage de l'Ancien Testament dans les épîtres de saint Paul.
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La session de présentiel de l’Institut Saint-Serge du 13 octobre 2012
Le 13 octobre dernier, plus de 30 étudiants, inscrits à l’Enseignement théologique à distance ou à la Formation théologie par correspondance de l’Institut Saint-Serge sont venus pour assister à la session en présentiel. Trois sessions de « présentiel » sont organisées au cours de l’année pour mieux accompagner et encadrer les étudiants. Les professeurs présentent aux élèves le contenu des cours, expliquent la méthode de travail et donnent des conseils sur la préparation des examens oraux et écrits. Les étudiants peuvent de leur côté poser des questions aux professeurs et échanger entre eux. Pour visualiser l’album de photographies, cliquez ICI !
Nouvel inspecteur de l'Institut
Pendant sa réunion du vendredi 12 octobre 2012, le Conseil des enseignants de l'Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge a élu M. Anatole Negruta inspecteur de l'Institut pour les trois prochaines années. Il est chargé de veiller au bon ordre de la vie des étudiants qui habitent à l'internat.
8-9 octobre : La rentrée académique 2012-2013
Le 8 octobre, comme chaque année, la cérémonie de la rentrée universitaire de l’Institut Saint-Serge a commencé avec la fête de saint Serge de Radonège. La Divine Liturgie a été présidée par le recteur de l’Institut, l’archevêque Gabriel de Comane, en présence du Métropolite Emmanuel de France, président de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France, et le doyen de l’Institut, l’archiprêtre Nicolas Ozoline, ainsi que les professeurs, les étudiants et les fidèles venus pour la fête de saint Serge de Radonège. Dans son discours l’archevêque Gabriel a rappelé aux étudiants que l’objectif de leurs études à l’Institut ne consiste pas seulement dans l’étude de la théologie en tant que science mais dans la formation des futurs hommes et femmes au service de l’Eglise, en soulignant le lien inséparable entre enseignement et expérience ecclésiale. Pour sa part, le Métropolite Emmanuel a exprimé le vif soutien du Patriarcat œcuménique pour l’Institut Saint-Serge qui ne se réduit pas seulement « en vaines paroles » mais représente une réalité, insistant sur le rôle important de l’Institut en tant que centre de formation théologique orthodoxe en Europe occidentale.
Le lendemain, mardi le 9 octobre, jour de la fête du saint apôtre Jean le théologien a eu lieu la traditionnelle rentrée académique de l’Institut Saint-Serge. Après la Divine Liturgie présidée par le doyen de l’Institut, l’archiprêtre Nicolas Ozoline, à laquelle ont assisté les professeurs, les étudiants ainsi que les amis de l’Institut, le doyen a accueilli les nouveaux étudiants lors de la séance de rentrée. L’Institut compte cette année académique 14 étudiants réguliers en licence, 10 étudiants en master, 26 étudiants en doctorat, à qui s’ajoutent plus d’une centaine d’étudiants à distance et par correspondance en français et en russe, sans oublier le grand nombre d’auditeurs libres. Les étudiants viennent de Biélorussie, Congo, Ethiopie, France, Indonésie, Liban, Madagascar, Monténégro, Pologne, Roumanie, Russie, Serbie, Syrie, Ukraine etc. La cérémonie a été clôturée avec la remise des diplômes. Un diplôme de doctorat a été remis au Père Nectarie Petre, et des diplômes de licence ont été délivrés à deux étudiants : Stefan Lungeanu (cursus régulier) et Père Kiril Green (enseignement théologique à distance). Pour voir l’album de photographies de la rentrée académique, cliquez ICI !
Soutenance publique de la thèse de doctorat du hiéromoine Nectarie (Petre)
Le 5 octobre 2012 a eu lieu à l'Institut Saint Serge la soutenance publique de la thèse de doctorat du hiéromoine Nectarie (Petre), intitulée : "Le sacrement de la pénitence – l'histoire du rite en Roumanie et sa théologie dans l'Église orthodoxe". Il s'agit d'un travail de recherche en théologie pastorale réalisé sous la direction du Père Nicolas Ozoline. Les deux rapporteurs membres du jury de la soutenance étaient le Père Ioan Bizau de la Faculté de Cluj-Napoca (Roumanie) et M. Joost van Rossum de l'Institut Saint-Serge. Le jury de soutenance a octroyé au Père Néctaire la mention "très honorable".
A partir de la description et l'analyse de l'évolution du rite de pénitence dans les Euchologes édités en Roumanie entre le XVIe et le XXe siècle, le Père Nectarie présente dans sa thèse de doctorat la nécessité d'une forme rituelle correcte, qui doit être en parfaite harmonie avec la doctrine de la foi et la vie pastorale. Les conclusions du travail de doctorat portent sur un sujet toujours d'actualité dans l'Eglise orthodoxe : la relation entre confession et communion, et la question de la communion fréquente ou continuelle.
Pour lire la présentation détaillée de la thèse cliquez ici et pour visualiser les photos de l'événement là.
Rencontre annuelle de l'Association Saint-Silouane à l'Institut Saint-Serge
La 19e rencontre annuelle de l'Association Saint-Silouane l'Athonite a eu lieu le samedi 29 septembre 2012 à l'Institut Saint-Serge, autour du thème :
"L'ascèse chrétienne dans le mariage et la vie monastique".
Pour consulter le programme cliquez ici et pour l'affiche de la rencontre là.
L'Institut a accueilli les visiteurs pendant la journée Portes Ouvertes
Le 22 septembre 2012, l'Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge a ouvert ses portes et a accueilli les visiteurs pour leur présenter les différentes formations proposées : le cursus d'études universitaires suivant le modèle européen LMD (licence – master – doctorat), l'Enseignement théologie à distance ainsi que la Formation théologique par correspondance (FTC).
La journée a commencé par un exposé du doyen de l’Institut, archiprêtre Nicolas Ozoline, intitulé : « Y a-t-il une méthode en théologie pastorale ? »
Ensuite, les visiteurs ont eu la possibilité de découvrir le programme, le rythme des cursus proposés, les matières étudiées et les débouchés. Enfin, ils ont rencontré les enseignants et les responsables pédagogiques pour recevoir des informations et des conseils personnalisés. Vous pouvez visualiser l’album photo de cette journée ICI !
Le nouveau programme académique de l'année 2012-2013
Pour connaître les différents cursus et formations de notre Institut, leur contenu, les événements à venir, nous vous invitions à consulter notre livret 2012-2013.
Prise de fonction du nouveau Doyen de l'Institut
Le lundi 10 septembre 2012 a eu lieu la prise de fonction du nouveau doyen de l'Institut Saint-Serge, l'archiprêtre Nicolas Ozoline. Entouré de plusieurs professeurs et du personnel de l'administration, l'ancien doyen archiprêtre Nicolas Cernokrak a chaleureusement accueilli le père Nicolas Ozoline et après une prière d'action de grâce lui a souhaité une excellente rentrée académique.
Le bureau du doyen est ouvert au public tous les jours du lundi au vendredi de 10h à 13h. L'accueil du secrétariat est assuré du lundi au vendredi de 10h à 16h.
Pour visualiser les photos cliquez ICI!
L'Institut Saint-Serge accueille deux professeurs de l'Université de Bucarest
En septembre, Viorel Vizureanu et Savu Totu, tous deux professeurs à l'Université de Bucarest ont effectué un séjour de recherche à la bibliothèque de l'Institut Saint-Serge.
Décès de l'archidiacre Arsenie (Giurgea)
Nous avons appris la triste nouvelle du décès de notre étudiant en Licence, archidiacre Arsenie (Giurgea Adi Catalin), le 27 Juillet 2012.
Né en Roumanie en 1978, le Père Arsenie était moine du monastère de Crasna en Roumanie. Après avoir suivi les trois premières années de Licence à la Faculté de Théologie de Bucarest, il est venu à Paris en 2009 pour se soigner d'un cancer. Malgré son état de santé, le Père Arsenie s'est inscrit en Licence à l'Institut Saint Serge pour compléter son cycle d'études. Entre 2009 et 2012, il a fréquenté plusieurs cours de notre Institut.
Avec ses proches et avec ses amis en Christ, les enseignants et les étudiants de l'Institut Saint Serge, lui chantent Mémoire éternelle !


